Editorial du 6 décembre 2015

par Paroisse Bougival

Prêts pour jubiler ?

 

Nous voici arrivés au seuil d’une année de grâces abondantes !

Mardi, solennité de l’Immaculée Conception, nous entrerons donc dans l’année de la Miséricorde voulue par notre Pape François : Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père ... j’ai voulu ce Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, comme un temps favorable pour l’Eglise, afin que le témoignage rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace. La fête de l’Immaculée Conception montre comment Dieu agit dès le commencement de notre histoire. Après qu’Adam et Eve eurent péché, Dieu n’a pas voulu que l’humanité demeure seule et en proie au mal. C’est pourquoi Marie a été pensée et voulue sainte et immaculée dans l’amour, pour qu’elle devienne la Mère du Rédempteur de l’homme. Face à la gravité du péché, Dieu répond par la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu qui pardonne. (bulle du Pape)

 

Voici l’explication « officielle » du logo qui nous donne la raison de ce jubilé :

Le logo et la devise, les 2 ensemble, offrent une heureuse synthèse de l’Année jubilaire. Dans la devise Miséricordieux comme le Père (Lc, 6,36) on propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père qui demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner et donner l’amour et le pardon sans mesure (cf. Lc, 6,37-38).

Le logo se présente comme une petite somme théologique du thème de la miséricorde. Elle montre, en effet, le Fils qui charge sur ses épaules l’homme égaré rattrapant, ainsi, une image bien chère à l’Eglise ancienne, car elle exprime l’amour du Christ qui s’acquitte du mystère de son incarnation, par la rédemption. Ce dessein est réalisé de façon à faire émerger que le Bon Pasteur touche en profondeur la chair de l’homme et qu’il  le fait avec un tel amour qu’il lui change la vie.

Il y a un détail qui ne peut pas nous échapper: le Bon Pasteur charge sur lui, avec une miséricorde infinie, l’humanité entière mais ses yeux se confondent avec ceux de l’homme. Le Christ voit par les yeux d’Adam, et celui-ci par les yeux du Christ. Chaque homme découvre ainsi dans le Christ, nouvel Adam, son humanité et le futur qui l’attend, en contemplant dans Son regard l’amour du Père.

Cette scène se situe à l’intérieur de l’amande, elle aussi un symbole cher à l’iconographie ancienne et du Moyen-Age, appelant la coprésence de deux nature, la divine et l’humaine, dans le Christ. Les trois ovales concentriques, en couleur progressivement plus claire, vers l’extérieur, évoquent le mouvement du Christ apportant l’homme en dehors de la nuit du pêché et de la mort. D’ailleurs, la profondeur de la couleur plus foncée évoque aussi l’impénétrabilité de l’amour du Père qui pardonne tout.

Jubilons dans la Miséricorde !

Père BONNET, curé+

Editorial du 6 décembre 2015