Jubilé de la Miséricorde.

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

Jubilé de la Miséricorde.

 Quelles sont les œuvres de miséricorde ?          (Extrait d’un site sur saint Josemaria Escriva)

Le pape François qui a convoqué une année jubilaire de la Miséricorde nous conseille les œuvres de miséricorde durant ce temps-là. Qu’en est-il ? Combien sont-elles ?

 

1. Qu’est-ce qu’une œuvre de miséricorde ?

Voici ce qu’en dit le Catéchisme de l’Eglise catholique (n° 2447) : Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses nécessités corporelles et spirituelles. Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts. Parmi ces gestes, l’aumône faite aux pauvres est un des principaux témoignages de la charité fraternelle : elle est aussi une pratique de justice qui plaît à Dieu.

Notre Pape François les recommande à l’occasion de ce Jubilé : Je souhaite ardemment que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons ou non, comme ses disciples. Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, exhorter les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts. (Bulle Misericordiae Vultus, n. 15.)

La miséricorde n’en reste pas à une froide attitude de compassion : la miséricorde s’identifie avec la surabondance de la charité, qui entraîne la surabondance de la justice. Être miséricordieux c’est garder le cœur sensible, entretenir la déchirure humaine et divine d’un amour ferme, sacrifié, généreux. C’est bien ainsi que saint Paul, dans son hymne à cette vertu, résume la charité : la charité est longanime, la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse, la charité ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas, elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal, elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. (Saint Josémaria, Amis de Dieu, 232)

Tu ne peux pas penser aux autres comme s’ils étaient des chiffres ou des marchepieds, te permettant de grimper ; ou une masse à exalter ou à humilier, à adorer ou à mépriser, le cas échéant. Pense aux autres — et avant tout, à ceux qui sont près de toi —, comme à ce qu’ils sont : des enfants de Dieu, avec toute la dignité que ce titre merveilleux leur confère.
Nous sommes tenus de nous conduire comme des enfants de Dieu avec les enfants de Dieu: notre amour se doit d’être un amour sacrifié, quotidien, fait de mille détails de compréhension, de sacrifice silencieux, de don discret de soi. Voilà le bonus odor Christi, [la bonne odeur du Christ] qui faisait dire aux compagnons de nos premiers frères dans la foi: voyez comme ils s’aiment! (Saint Josémaria, Quand le Christ passe, 36)


2. Quelles sont les œuvres de miséricorde ?

Il y a quatorze œuvres de miséricorde : sept corporelles et sept spirituelles.

Corporelles : Elles sont pour la plupart tirées de l’énoncé du Seigneur lorsqu’il décrit le Jugement Dernier.

1) donner à manger à ceux qui ont faim,

2) donner à boire à ceux qui ont soif,

3) vêtir ceux qui sont nus.

4) accueillir les étrangers,

5) visiter les malades,

6) visiter les prisonniers,

7) ensevelir les morts.

 

Spirituelles : Elles sont tirées de textes bibliques et des attitudes personnelles du Christ : le pardon, la correction fraternelle, la consolation, la souffrance endurée, etc.

1) conseiller ceux qui sont dans le doute,

2) instruire les ignorants,

3) exhorter les pécheurs,

4) consoler les affligés,

5) pardonner les offenses,

6) supporter patiemment les défauts des autres,

7) prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

 

3. Quel bienfait celui qui les pratique tire-t-il des œuvres de miséricorde?

Exercer les œuvres de miséricorde communique des grâces à celui qui les fait. « Donnez et l’on vous donnera », dit saint Luc dans son évangile. En effet, avec ces œuvres de miséricorde nous faisons la Volonté de Dieu, nous donnons du nôtre aux autres et le Seigneur promet de nous donner à nous aussi ce dont nous aurons besoin.
Par ailleurs, c’est grâce aux bonnes œuvres que nous effaçons petit à petit la dette qu’a encore notre âme pour nos péchés déjà pardonnés.  Ces bonnes oeuvres sont, bien évidemment, les œuvres de miséricorde : « Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt.5, 7).

Les œuvres de Miséricorde nous aident aussi à faire des pas vers Ciel puisqu’elles nous font ressembler à Jésus, notre modèle, qui nous apprit ce que doit être notre attitude vis-à-vis des autres. C’est l’évangile de Matthieu qui nous le rapporte : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur ».

En suivant ce conseil du Seigneur, nous échangeons nos biens temporels contre des biens éternels, les seuls à priser réellement.
Pense d’abord aux autres. Ainsi tu fouleras cette terre, avec des erreurs, certes, — elles sont inévitables — mais en laissant derrière toi un sillage de bien. Et quand sonnera l’heure de ta mort, qui arrivera inexorablement, tu l’accueilleras avec joie, comme le Christ ; car, comme Lui, nous ressusciterons nous aussi pour recevoir la récompense de son Amour.
(Saint Josémaria, Chemin de Croix , 14)

Connaître Jésus c’est percevoir que notre vie ne saurait être autrement vécue que dans le dévouement du service des autres. Le chrétien ne peut se contenter de s’arrêter à ses problèmes personnels, car il doit vivre en au rythme de l'Église universelle, en pensant au salut de toutes les âmes. (Saint Josémaria, Quand le Christ passe, 145)

Donner sa vie pour les autres. C’est la seule façon que nous ayons de vivre la vie de Jésus-Christ et de ne faire qu’un avec Lui. (Saint Josémaria, Chemin de Croix , 14)