1ère oeuvre - Œuvres de Miséricorde

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

1ère oeuvre - Œuvres de Miséricorde

Les Œuvres de Miséricorde :

Première œuvre de Miséricorde :

Donner à manger aux affamés

 

La nourriture fait partie de nos besoins vitaux fondamentaux. Mais il s’agit du plus fragile au sens où c’est sans doute celui qui demande le plus d’effort pour être satisfait. La faim est donc la précarité la plus à craindre, et c’est certainement la raison pour laquelle Jésus commence par elle : « j’avais faim et vous m’avez donné à manger ». Ainsi, naturellement, nourrir ceux qui ont faim est la première œuvre de miséricorde corporelle.

Rappelons-nous l’épisode de la multiplication des pains : Jésus est pris de compassion pour la foule qui l’écoute depuis 3 jours et qui n’a rien à manger (Mt 15,32 ou Mc 8,2). Plus que par le caractère spectaculaire du miracle, c’est ce souci de rassasier ceux qui ont faim qui manifeste sa divinité. Le « Notre Père » ne nous rappelle-t-il pas que nous attendons du Seigneur le pain quotidien ?

Certes, de nos jours et dans notre pays, il est rare que nous soyons confrontés à des famines dramatiques, mais cela ne doit pas nous empêcher d’entendre l’invitation du Christ à ses disciples : « donnez-leur vous-mêmes à manger ». Par le partage le plus élémentaire, celui de la nourriture, nous contribuons à rendre tangible la miséricorde de Dieu. L’abondance de notre société de consommation ne doit pas nous faire oublier la dimension spirituelle de la nourriture : avant d’être un plaisir, la nourriture est un besoin. Il n’est pas nécessaire de tomber dans l’idolâtrie de la gourmandise pour participer à la sollicitude de Celui qui prend soin de nous.       (extrait du site du diocèse de Toulon)

1ère oeuvre - Œuvres de Miséricorde

Le Pape François parle de cette œuvre de miséricorde...

« La faim aujourd’hui a revêtu les dimensions d’un véritable «scandale» qui menace la vie et la dignité de tant de personnes — des hommes, des femmes, des enfants et des personnes âgées. Chaque jour, nous devons nous confronter à cette injustice, je dirais même plus, à ce péché, dans un monde riche de ressources alimentaires, également grâce aux immenses progrès technologiques, de trop nombreuses personnes n’ont pas le nécessaire pour survivre; et ce, pas uniquement dans les pays pauvres, mais aussi toujours plus dans les sociétés riches et développées. La situation s’est aggravée par l’augmentation des flux migratoires, qui amènent en Europe des milliers de réfugiés ayant fui leurs pays et qui manquent de tout. Face à un problème aussi démesuré, les paroles de Jésus résonnent: «J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger» (Mt 25, 35).

Nous voyons dans l’Evangile que le Seigneur, quand il s’aperçoit que les foules venues pour l’écouter ont faim, n’ignore pas le problème et ne fait pas non plus un beau discours sur la lutte contre la pauvreté, mais effectue un geste qui étonne tout le monde: il prend le peu que les disciples ont apporté avec eux, le bénit, et multiplie les pains et les poissons, au point qu’à la fin, «l’on emporta le reste des morceaux: douze pleins couffins!» (Mt 14, 20-21).

Nous ne pouvons pas accomplir un miracle comme l’a fait Jésus; mais nous pouvons néanmoins faire quelque chose, face à l’urgence de la faim, quelque chose d’humble, et qui ait aussi la force d’un miracle. Avant toute chose, nous pouvons nous éduquer à l’humanité, à reconnaître l’humanité présente chez toute personne qui manque de tout. C’est Jésus lui-même qui nous invite à faire de la place dans notre cœur à l’urgence de «donner à manger à ceux qui ont faim», et l’Eglise en a fait une des œuvres de miséricorde corporelle. Partager ce que nous avons avec eux, qui n’ont pas les moyens de satisfaire un besoin aussi basique, nous éduque à cette charité qui est un don débordant de passion pour la vie des pauvres que le Seigneur nous fait rencontrer. » (Audience rencontre organisée par la Banque Alimentaire Italienne, le 3/10/ 2015).

 « Notre mère l’Eglise nous enseigne à donner à manger et à boire à qui a faim et soif, à vêtir celui qui est nu. Et comment le fait-elle ? Elle le fait à travers l’exemple de nombreux saints et saintes qui ont fait cela de façon exemplaire ; mais elle le fait également à travers l’exemple de très nombreux pères et mères, qui enseignent à leurs enfants que ce que nous avons en trop, doit aller à ceux qui manquent du nécessaire.

Il est important de savoir cela. Dans les familles chrétiennes les plus simples, la loi de l’hospitalité a toujours été sacrée : une assiette et un lit pour ceux qui en ont besoin ne manquent jamais. Une fois, une mère me racontait — dans l’autre diocèse — qu’elle voulait enseigner cela à ses enfants et elle leur disait d’aider et de donner à manger à ceux qui ont faim ; elle en avait trois. Et un jour, pendant le déjeuner, — le papa était parti travailler, elle était avec ses trois enfants, petits, de plus ou moins 7, 5 et 4 ans — et on frappe à la porte : il y avait un homme qui demandait à manger. Et la maman lui a dit : « Attends un moment ». Et après être rentrée, elle a dit à ses enfants : « Il y a là un homme qui demande à manger, que faisons-nous ? ». « Nous lui donnons, maman, nous lui donnons ! ». Chacun avait dans son assiette un beefsteak avec des frites. « Très bien — a dit la maman —, prenons la moitié de chacun de vous, et nous lui donnerons la moitié du beefsteak de chacun de vous ». « Ah non, maman, comme ça cela ne va pas ! ». « C’est ainsi, tu dois donner ce qui est à toi ». De cette façon, la maman a enseigné à ses enfants à donner à manger ce qui était à eux. Cela est un bel exemple qui m’a beaucoup aidé. « Mais je n’ai rien en plus... ». « Donne ce qui est à toi ! ».

C’est ce que nous enseigne notre mère l’Eglise. Et vous, les nombreuses mamans qui êtes ici, vous savez ce que vous devez faire pour enseigner à vos enfants qu’ils partagent ce qui est à eux avec ceux qui en ont besoin. »

(audience du mercredi place St Pierre, le 10 septembre 2014)

“Si tu ne peux pas donner à manger à 100 personnes, alors nourris-en au moins une” Teresa de Calcutta