Saint Thomas d'Aquin

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

Saint Thomas d'Aquin

28 janvier – MEMOIRE DE SAINT THOMAS d’AQUIN, Docteur de l’Eglise

BREF HISTORIQUE DE SA VIE....

Son enfance

Thomas d’Aquin est né en 1224 ou 1225, au château de Rocca-Secca, près de la petite ville d'Aquino, dans le royaume de Naples. À titre de point de repère, on se rappellera que 1225 est l'année de la mort de saint François d'Assise et de la montée sur le trône de France de saint Louis. Thomas d’Aquin apparaît au sein d’une famille noble relativement modeste.

Les études

Thomas est élevé comme oblat au monastère du Mont-Cassin, non loin du château familial, dans la célèbre école des Bénédictins. Sa famille souhaitait sans doute l’y voir un jour comme prieur ou abbé  afin d’asseoir son influence dans la région. Forcé de quitter le monastère du Mont-Cassin par suite de l’expulsion des moines en 1239, Thomas poursuit alors ses études à l’université de Naples, où il prend un premier contact avec les nouveaux textes et les nouvelles méthodes qui commencent à pénétrer le milieu des écoles. En 1244, à l'âge de 18 ou 19 ans, malgré le désaccord de ses parents, il entre à Naples dans l'ordre des Frères prêcheurs fondé par saint Dominique en 1216, pour lutter contre l'hérésie albigeoise par la pauvreté volontaire et la prédication.

Alors que les Dominicains cherchent à l’envoyer à Paris, sans doute pour le mettre à l’abri des interventions intempestives de sa famille, celle-ci s’empare de lui alors qu’il est en route. Il est séquestré dans une tour du château familial. Guillaume de Tocco raconte avec une certaine verve certaines péripéties de la résistance de Thomas d’Aquin. Tous les moyens sont bons pour tenter de le faire plier ! Mais, imperturbable, Thomas consacre ses loisirs forcés à la lecture de l’Écriture... La force ayant échoué, on recourt aux séductions d’une courtisane. Mais Thomas saisit dans le foyer un tison enflammé et la met en fuite. Il se jette ensuite à genoux, puis s'endort. Pendant son sommeil, il voit des anges descendre du ciel pour le féliciter et lui ceindre les reins, en lui disant: « Reçois de la part de Dieu le don de la chasteté perpétuelle. » Son confesseur déclarera après sa mort que Thomas était mort aussi pur qu'un enfant de cinq ans.

Grâce à sa ténacité et à la complicité des frères dominicains, il peut enfin poursuivre sa vocation. Envoyé à Paris en 1245, il y fait la rencontre de St Albert le Grand (v. 1193-1280), qui se l’attachera et l’amènera avec lui à Cologne en 1248, où il poursuivra ses études jusqu’en 1252. Guillaume de Tocco a attiré l’attention sur un épisode de cette période qu’il juge significatif. Taciturne au milieu d’étudiants plutôt turbulents, « ne conversant qu'avec Dieu », on l’appelait, avec une pointe de dérision, le « bœuf muet ». Mais son maître aurait dit un jour de lui, en public: « Vous voyez ce boeuf que vous appelez muet. Eh bien ! il fera retentir bientôt tout l'univers de ses mugissements. » L’avenir devait confirmer cette prédiction.

Le maître

Entre 1252 et 1259, Thomas d’Aquin se trouve de nouveau à l’Université de Paris. Il y franchit les premières étapes de sa carrière d’enseignant universitaire, d’abord comme « bachelier biblique » (le commentaire de l’Écriture étant la première tâche du théologien), de 1252 à 1254, puis comme « bachelier sententiaire » (autorisé à commenter les Sentences de Pierre Lombard), de 1254 à 1256. En 1256, à un âge d’une précocité exceptionnelle et grâce à une exemption particulière, il commence à exercer la fonction de maître en théologie, qui le retiendra à Paris jusqu’en 1259.

Il continuera d’exercer cette fonction jusqu’à la fin de sa vie dans divers milieux. De 1259 à 1268, il retourne en Italie, où il œuvre principalement à la curie pontificale et au couvent dominicain de Sainte-Sabine. Puis, il est de retour à Paris de 1269 à 1272, où il est mêlé à deux conflits particulièrement virulents avec les tenants d’un augustinisme radical et les partisans des clercs séculiers, qui s’élèvent contre les privilèges des ordres mendiants.

Entre 1272, Thomas d’Aquin doit revenir à Naples afin d’y établir une maison d’études pour les dominicains. Selon certains témoins, à partir du début de décembre 1273, Thomas d’Aquin aurait été plongé dans ce qui paraissait une abstraction totale par rapport à son entourage. Même sa sœur la plus proche ne réussissait plus à communiquer avec lui. Interrogé, son secrétaire et ami, frère Réginald aurait affirmé à celle-ci que Thomas était dans cet « état d’abstraction » depuis la fête de saint Nicolas (6 décembre 1273). Pressé par Réginald de s’expliquer, Thomas, en poussant un profond soupir comme un homme arraché à un profond sommeil, lui aurait répondu : « Réginald, mon fils, je vais vous apprendre un secret; mais je vous adjure, au nom du Dieu tout-puissant, par votre attachement à notre ordre et l'affection que vous me portez, de ne le révéler à personne, tant que je vivrai. Le terme de mes travaux est venu ; tout ce que j'ai écrit et enseigné me semble de la paille auprès de ce que j'ai vu et de ce qui m'a été dévoilé. Désormais j'espère de la bonté de mon Dieu que la fin de ma vie suivra de près celle de mes travaux. » En janvier 1274, Thomas reçoit pourtant une invitation personnelle du pape Grégoire X à participer au concile général qui doit se tenir à Lyon (1274). Mais, en cours de route, il doit s’arrêter, malade, à l’abbaye de Fossa Nova, où il meurt le 7 mars 1274.

À moins de 50 ans, Thomas d’Aquin laissait derrière lui une œuvre immense. Il aura sans conteste été celui qui, grâce à un labeur colossal, à une audace dont on mesure à peine la portée et à une lucidité exceptionnelle, aura réussi à réaliser une synthèse acceptable entre les positions classiques de la pensée chrétienne et les nouvelles orientations proposées par la pensée aristotélicienne, telle qu’elle venait à la connaissance des maîtres du XIIIe siècle au moment où Thomas d’Aquin entrait en scène. Thomas d’Aquin releva un défi que bien peu furent en mesure d’affronter.

Son titre de "Docteur angélique" lui vient de ses nombreux traités des anges.

PRIERES DE SAINT THOMAS d’AQUIN :

Prière avant la communion

Dieu tout-puissant et éternel, voici que je m'approche du sacrement de votre fils unique Notre Seigneur Jésus-Christ. Malade, je viens au médecin dont dépend ma vie ; souillé, à la source de la miséricorde ; aveugle, au foyer de la lumière éternelle ; pauvre et dépourvu de tout, au Maître du Ciel et de la terre.

J'implore donc votre immense, votre inépuisable générosité, afin que vous daigniez guérir mes infirmités, laver mes souillures, illuminer mon aveuglement, combler mon indigence, couvrir ma nudité ; et qu'ainsi je puisse recevoir le Pain des Anges, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, avec toute la révérence et l'humilité, toute la contrition et la dévotion, toute la pureté et la foi, toute la fermeté de propos et la droiture d'intention que requiert le salut de mon âme.

Donnez-moi, je vous prie, de ne pas recevoir simplement le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais bien toute la vertu et l'efficacité du sacrement. Ô Dieu plein de douceur, donnez-moi de si bien recevoir le Corps de votre Fils Unique, Notre Seigneur Jésus-Christ, ce corps charnel qu'il reçut de la Vierge Marie, que je mérite d'être incorporé à son Corps Mystique et compté parmi ses membres.

Ô Père plein d'amour, accordez-moi que ce Fils Bien-Aimé que je m'apprête à recevoir maintenant sous le voile qui convient à mon état de voyageur, je puisse un jour le contempler à visage découvert et pour l'éternité, Lui, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous dans l'unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il !

Prière que saint Thomas récitait chaque jour devant l'image du Christ

Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l'accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom.

Mettez de l'ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l'accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.

Que j'aille vers vous, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme, qui ne s'égare pas entre les prospérités et les adversités, tellement que je vous rende grâces dans les prospérités, et que je garde la patience dans les adversités, ne me laissant ni exalter par les premières, ni déprimer par les secondes.

Que rien ne me réjouisse ni me m'attriste, hors ce qui me mène à vous ou m'en écarte. Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire à personne, si ce n'est à vous. Que tout ce qui passe devienne vil à mes yeux à cause de vous, Seigneur, et que tout ce qui vous touche me soit cher, mais vous, mon Dieu, plus que tout le reste.

Que toute joie me dégoûte qui est sans vous, et que je ne désire rien en dehors de vous. Que tout travail, Seigneur, me soit plaisant qui est pour vous, et tout repos ennuyeux qui est sans vous. Donnez-moi souvent de diriger mon cœur vers vous, et, dans mes défaillances, de les peser avec douleur, avec un ferme propos de m'amender.

Rendez-moi, Seigneur Dieu, obéissant sans contradiction, pauvre sans défection, chaste sans corruption, patient sans protestation, humble sans fiction, joyeux sans dissipation, sérieux sans abattement, retenu sans rigidité, actif sans légèreté, animé de votre crainte sans désespoir, véridique sans duplicité, faisant le bien sans présomption, reprenant le prochain sans hauteur, l'édifiant de parole et d'exemple sans simulation.

Donnez-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un cœur noble que nulle indigne affection n'abaisse, un cœur droit que nulle intention perverse ne dévie, un cœur ferme que nulle épreuve ne brise, un cœur libre que nulle violente affection ne subjugue.

Accordez-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui vous connaisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous attende avec confiance, et une confiance qui vous embrasse à la fin.

Accordez-moi d'être affligé de vos peines par la pénitence, d'user en chemin de vos bienfaits par la grâce, de jouir de vos joies surtout dans la patrie par la gloire. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière avant l’étude

Créateur ineffable,

Vous êtes la vraie source de la lumière et de la sagesse.

Daignez répandre Votre clarté sur l’obscurité de mon intelligence ; chassez de moi les ténèbres du péché et de l’ignorance.

Donnez-moi : 

La pénétration pour comprendre,

La mémoire pour retenir,

La méthode et la facilité pour apprendre,

La lucidité pour interpréter,

Une grâce abondante pour m’exprimer,

Aidez le commencement de mon travail,

Dirigez en le progrès, couronnez en la fin,

Par Jésus Christ Notre Seigneur

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