Editorial du 14 Février 2016

par Paroisse Bougival  -  #Editoriaux

Editorial du 14 Février 2016

« Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion»

 

Cette phrase extraite du message de Carême de notre Pape est une invitation claire à bien profiter de ces 40 jours de grâces !

Dans la vision chrétienne de la vie, ce sont chaque jour et chaque instant qui peuvent être dits favorables au salut. Cependant, le temps du Carême nous le fait découvrir et vivre de façon plus intense.

La conversion à laquelle nous sommes appelés ne doit pas être comprise comme un simple ajustement de notre vie, mais comme un véritable retournement.

Se convertir signifie proprement «aller à contre-courant», ce courant qui n’est autre qu’un style de vie superficiel et incohérent qui souvent nous entraîne, nous domine et nous rend prisonniers du mal et de la médiocrité.

Bien plus qu’une décision morale, la conversion relève pour le croyant d’un choix de foi qui introduit dans une communion plus profonde avec la personne du Christ. Ainsi, se convertir et croire à l’Évangile ne sont-ils pas deux choses distinctes.

Le geste de l’imposition des cendres nous a rappelé nos fragilités, y compris la plus grande de toutes, la mort. Mais si nous ne sommes que poussière, notre poussière est précieuse aux yeux de Dieu qui fait de notre mort, qu’a partagée Jésus Christ, le chemin de la résurrection glorieuse.

Alors ne tardons pas !

Et si nous hésitions à nous y mettre malgré cette invitation de notre Pape, voici une citation de Saint Césaire d’Arles (un français donc !) qui nous invite vraiment à ne pas remettre à demain nos résolutions...

« "Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes ; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Cras ! Cras!" c'est-à-dire : "Demain ! Demain !"[en latin classique]. Quel croassement de corbeau ! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : "Cras ! Cras!", c’est le cri du corbeau : tête blanche et cœur noir ;"Cras ! Cras!", c'est le cri du corbeau ; le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe. »

Viens Esprit Saint !!!

                                                                                                Père BONNET+ curé