A propos de l’eau bénite, de l’eau pascale, etc...

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

A propos de l’eau bénite, de l’eau pascale, etc...

L'EAU

Symbolisme de l’eau dans la Sainte Ecriture :

ELLE LAVE ET PURIFIE : Lors du Déluge elle purifia la terre de la méchanceté des hommes (Gen. VI et VII), de même avec les eaux sortant du Temple et purifiant les eaux sales d'alentour (Ez. (7, 1-12). Jean Baptiste lui même utilisa l'eau du Jourdain pour montrer, par le baptême qu'il donnait, que les hommes désiraient se purifier de leurs péchés.

ELLE DESALTERE : Abraham et Jacob creusèrent des puits pour s'abreuver et faire boire leurs troupeaux (Gen. XVII) Mais c'est surtout au puits de Jacob que Jésus se servit de l'eau qui désaltère pour annoncer à la Samaritaine qu'Il lui donnerait une Eau qui donne la Vie Eternelle (le baptême et la grâce). "Celui qui boira cette eau n'aura plus jamais soif."

ELLE ARROSE ET FECONDE : c'est-à-dire, elle donne la Vie. Cf. la prophétie d'Ezéchiel parlant de l'eau jaillissant du Temple pour donner vie à une multitude de poissons et d'arbres (Ez. 47I) ; Jésus-Christ explique à Nicodème qu'il faut « renaître de l'eau et de l'Esprit Saint pour entrer dans le Royaume de Dieu » (Jn III, 5).


C'est pourquoi l'Eglise utilise l'eau sur ordre du Christ (en ce qui concerne le Baptême) ou de sa propre initiative (en ce qui concerne les sacramentaux (*).

 

L'EAU BENITE

C'est une eau sanctifiée par les prières et les bénédictions de l'Eglise.
Elle a pour effet d'effacer les péchés véniels, à condition de les regretter avec une véritable contrition.

Elle sert à écarter les tentations pour éviter le péché.

Enfin, elle sanctifie les choses profanes, c'est-à-dire ne servant pas encore à la religion.

« Parmi les signes dont l’Eglise se sert pour bénir les fidèles, l’eau est fréquemment employée en vertu d’une coutume très ancienne. L’eau bénite rappelle à l’esprit des fidèles le Christ lui-même : il est pour nous la bénédiction suprême de Dieu, il s’est donné comme l’eau vive et il a institué pour nous le baptême, le sacrement de l’eau, en signe de bénédiction et de salut. » (Rituel des bénédictions)

Dans la liturgie, on fait souvent usage de l'eau bénite :

- à l'aspersion des fidèles au début de la grand-messe du Dimanche,

- à la bénédiction des cierges de la chandeleur, des cendres, des rameaux.

- à la prière pour un défunt lors de son enterrement, où le célébrant bénit son corps et sa tombe ...

Sainte Thérèse d'Avila (docteur mystique de la sainte Église catholique) raconte :

" Je l'ai vu bien des fois par ma propre expérience, il n'y a rien de plus efficace que l'eau bénite pour repousser les démons et les empêcher de revenir. La croix aussi les met en fuite, mais ils reviennent.

La vertu de l'eau bénite doit être bien grande. Pour moi, j'en éprouve une consolation très particulière et très sensible lorsque j'en prends. Et j'affirme, elle me fait éprouver d'ordinaire un bien-être que je ne saurais exprimer, et une joie intérieure qui fortifie toute mon âme. Cela n'est point une illusion ; ce n'est pas une fois, mais très souvent que je l'ai éprouvé et examiné avec soin. »


Père Marie Eugène de l'Enfant Jésus. (Sa béatification est annoncée : « L'eau bénite, quand on en fait usage avec foi et confiance, est de la plus grande efficacité pour le corps et pour l'âme et peut merveilleusement venir en aide aux âmes qui souffrent dans le purgatoire. »

 

 

Norme liturgique :

C’est une louable coutume que tous ceux qui entrent dans une église plongent la main dans l'eau bénite qui se trouve dans le bénitier, et qu’ils fassent sur eux le signe de la croix en mémoire de leur baptême.

Cérémonial des évêques n° 110

(*) Ce sont des signes sacrés institués par l'Église dans le but de sanctifier certaines circonstances de la vie. Ils comportent une prière accompagnée du signe de la croix et d'autres signes. Parmi les sacramentaux, les bénédictions occupent une place importante. Elles sont une louange à Dieu et une prière pour obtenir ses dons ; de même, il y a les consécrations de personnes et la consécration d'objets dont l'usage est réservée au culte divin. (Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique n° 351)

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