31 mai : Fête de la Visitation

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

31 mai : Fête de la Visitation

Peut-on imaginer plus grande charité de la part de l’Esprit Saint que d’avoir inspiré la rédaction du texte de la Visitation à Saint Luc, un médecin !

En effet, la Visitation, c’est d’abord trois diagnostics médicaux.

Premièrement : Elisabeth en était à son sixième mois quand Marie conçut Jésus. Deuxièmement : Marie, « in diebus illis », en ces jours-là, se rendit, « cum festinatione », en hâte, rencontrer sa cousine ; ce qui signifie, les distances n’étant jamais longues dans ce pays, que Marie en était aux premiers jours de sa grossesse.

Troisièmement : Jean-Baptiste tressaillit en Elisabeth à la salutation de Marie.

Ensuite, la Visitation, c’est une chorégraphie des gestes du salut. On y voit Marie apporter au monde son fils, dans sa forme la plus jeune, seulement âgé de quelques jours ; un petit prophète de six mois être le premier à reconnaître, par une gesticulation, son minuscule cousin ; Elisabeth accueillir cette incroyable nouvelle, par un grand cri. Cri de bénédiction : « tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni ». Cri de louange : « comment m’est-il donné que la mère de mon sauveur vienne jusqu’à moi ? ». Cri de joie : « l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein… bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ».

Enfin la Visitation, c’est un secret levé sur une présence nouvelle et réelle : le Fils de Dieu devient Sauveur de l’humanité dès le premier instant de sa conception dans le sein de Marie, simplement par sa seule présence silencieuse en elle. Jésus est déjà notre frère et Marie déjà notre mère. La mission rédemptrice est déjà à l’œuvre.

La Visitation : l’annonce par un fœtus du salut apporté par un embryon ! Il faut être Dieu pour vouloir embrasser notre condition d’homme, en y entrant sur la pointe des pieds, avec tant de délicatesse et tant de génie.

Pourtant, chaque jour, l’accueil du mystère de l’Incarnation s’abîme dans le refus de millions d’incarnations. Dans cette dizaine, demandons d’être capables de voir en chaque femme enceinte un ostensoir de la vie naissante. Demandons aussi d’être capables de faire respecter l’image et la ressemblance de Dieu présentes en chaque être humain dès les premiers instants de son existence

Du Serviteur de Dieu, le Professeur Jérôme Lejeune :

« Au moment de la Visitation la forme de Jésus était donc incroyablement jeune, quelques jours seulement peut-être...Et pourtant Jean, le petit prophète, son aîné de six mois, tressailli à son arrivée! Si les docteurs de nos jours réalisaient cet Évangile, ils comprendraient par le cœur que la science ne les trompe pas quand elle les force, par la raison, à reconnaître que l'Être commence à la conception »