Béatification d'un français, le Père Marie Eugène

par Paroisse Bougival  -  #VIE de L'EGLISE

Béatification d'un français, le Père Marie Eugène

Samedi prochain 19 novembre :

     béatification d’un français, le Père Marie Eugène (1894-1967)

LE MIRACLE : guérison subite et définitive d’un petit bébé survenue dans les années 80

Cet enfant naît avec de gros kystes. Il est opéré à 11 jours, puis de nouveau en urgence à 2 semaines. Quelques jours plus tard, le chirurgien constate un écoulement important, qui provient d’une plaie du canal thoracique. L’enfant se trouve dans un état

grave de malnutrition (3kg200, à 28 jours). Les médecins sont inquiets : la vie de l’enfant est en danger. La maman note dans son journal : « il faudrait un miracle »…

C’est ce miracle que la grand-tante de l’enfant va implorer dans sa prière par l’intercession du Père Marie-Eugène, le jour où elle reçoit une lettre des parents lui annonçant que la situation est sans issue. Or, c’est précisément ce jour-là que, sans explication et sans aucun signe précurseur

d’amélioration, l’écoulement, qui ne cessait pas, s’arrête soudainement.

La maman écrit le jour même : « le miracle a eu lieu aujourd’hui ». Le lendemain, les médecins constatent que l’enfant est vraiment guéri. Il commence à prendre du poids, « comme un avion qui décolle », selon les médecins. Trois jours après, il peut rentrer à la maison. Depuis, il est en parfaite santé.

28 mai 2015 : Les médecins de la Congrégation des Causes des Saints reconnaissent le caractère inexplicable de cette guérison, selon les connaissances actuelles de la science.

1er décembre 2015 : Les théologiens de la même Congrégation l’attribuent à l’intercession du P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.

Le 1° mars 2016 : les Cardinaux et membres de la même Congrégation ratifient cette reconnaissance.


 

POURQUOI béatifier le Père Marie-Eugène ?

· Un homme saisi par l’amour pour Dieu et le monde

· Un familier de l’Évangile, prophète pour le XXI° siècle

· Un guide averti pour amener les hommes à rencontrer Dieu

· Un expert de la prière intérieure

· Un homme pauvre, simple, qui a souffert, proche des simples et de ceux qui souffrent

· Il priait constamment et puissamment pour les autres

· Inlassablement actif jusqu’à sa mort

Les étapes de sa vie

2 décembre 1894 : Naissance d’Henri Grialou au Gua en Aveyron

1904 : Mort de son père

1908 : Il découvre Thérèse de Lisieux et sa voie de confiance totale en Dieu -Miséricorde

1911 : Il entre au séminaire de Rodez

1913-1919 : Service militaire suivi de la guerre

1922 : Il est ordonné prêtre à Rodez le 4/02. Il entre au Carmel d’Avon le 24/02

1924-1937 : Lille – Tarascon – Agen - Monaco

1932 : Il fonde Notre-Dame de Vie, reconnue en 1948 comme Institut séculier

1937-1955 : Il assume de hautes responsabilités à Rome pour l’Ordre du Carmel. (Se rend au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du nord)

1949-1951 : Il publie « Je veux voir Dieu »

1957-1960 ; 1963-1967 : Supérieur de la province d'Avignon Aquitaine (nombreux voyages)

1962 : Notre-Dame de Vie est reconnu de droit pontifical

27 mars 1967 : Il meurt à Notre-Dame de Vie à Venasque

Son ouvrage clef : « Je veux voir Dieu »

L’ouvrage recueille et synthétise l’enseignement des grands maîtres du Carmel, de Jean de la Croix, Thérèse de Lisieux, Thérèse d’Avila surtout, dont le Livre des Demeures fournit la structure de Je veux voir Dieu. Le P. Marie-Eugène y partage aussi, à mots couverts, sa propre expérience spirituelle. Le livre ménage enfin une surprise à son lecteur: il croyait y trouver seulement un art de la prière, et voilà qu’un horizon plus vaste s’ouvre devant lui : un itinéraire complet de croissance, pour devenir un homme de Dieu, saisi par Lui pour témoigner et relever les défis de notre temps. Je veux voir Dieu est bien à compter parmi les ouvrages majeurs de la littérature spirituelle chrétienne.

 

 

Le P. Marie-Eugène a été un chercheur infatigable de Dieu.

Toute sa vie fut une quête inlassable de l'Esprit-Saint.

 

Voici quelques citations qui pourront nous aider à chercher Dieu à sa suite. (extrait du site de Notre Dame de Vie]

 

Dieu est amour. Il nous a créés par amour. Il nous a rachetés par amour et nous destine à une union très étroite avec lui. Cette union répond aux plus chers désirs de Dieu Lui-même. Dieu-Amour a besoin de se répandre et y trouve sa joie, une joie à la mesure du don qu'il fait.

Quelle ne sera donc pas la joie de Dieu lorsqu'il trouvera une âme qui lui laisse toute liberté et en qui il peut se répandre selon toute la mesure qu'il désire ! Les confidences faites par Notre-Seigneur nous laissent deviner cette joie de Dieu : " Il y aura plus de joie dans le Ciel pour un pécheur qui se convertit... "

" Qu'il y ait le soleil, le brouillard, la tempête, nous sommes toujours dans la miséricorde.
Une fois qu'elle nous a pris, elle ne nous lâche plus. "

 

Regardez votre Père, allez vers Lui, vivez sous sa lumière. Pourquoi ? Parce que votre Père vous aime. L'amour du Père vous enveloppe. C'est avec amour qu'Il nous regarde à tout instant - Père tout-puissant, source de lumière et de miséricorde. Je vais au Père. Je suis venu de Lui, je repars vers Lui. Suivez-moi, ou plutôt, ne me quittez pas : vous avez vécu avec moi, venez avec moi au Père. (cf Jn 14 et 16).

Notre-Seigneur a rendu témoignage de son amour pour le Père, de l'amour que le Père a pour Lui. Il nous dit : je vous assure qu'Il vous aime. Quelle source de consolation et de joie ! 

" La Trinité est notre famille. Nous lui appartenons déjà par la foi. "

 

 La foi est une antenne qui fait franchir la distance infinie qui nous sépare de Dieu, qui atteint Dieu avec une telle force qu'Il se diffuse, parce que Dieu est amour, parce que Dieu est un brasier. Mettez en contact un morceau de papier avec un brasier ; ça brûle.

" Dès que nous avons un petit moment, il faut que Dieu soit là. "

 

Quand nous rentrons en nous-mêmes pour voir où nous en sommes, ce que nous devons chercher en premier lieu et presque uniquement, c'est cet Esprit-Saint qui est vivant en nous. Il est là, l'ami, il est là, l'hôte ; il est là, l'architecte de l'Eglise ; il est là, l'ouvrier de notre sanctification, celui qui fait l'Eglise, cette œuvre à laquelle il nous associe.

" Connaître le Christ Jésus, c'est notre grande grâce, la grande grâce du chrétien. "

 

" En entrant dans le monde, le Christ dit : Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté " (He 10,5). Le premier geste de l'humanité du Christ, c'est l'offrande de lui-même. Et au moment de la mort, c'est un autre acte d'offrande qui va clore toute sa vie et rejoindre le premier : " Père, en tes mains, je remets mon esprit " (Lc 23, 46). Ces deux gestes du Christ nous disent toute la valeur du don de nous-mêmes.

" La grande richesse, c'est d'être pris par l'Esprit-Saint, d'être transformé par l'Esprit-Saint. "

 

Quel sera le plus grand dans le Royaume des Cieux ? C'est celui qui est le plus petit (cf Mc 10, 15), qui n'a rien, mais fait le geste de l'enfant qui se tourne vers Dieu, attend tout de Dieu. Le plus grand saint sera le plus pauvre, le plus confiant. Ce n'est pas le plus pauvre en soi, c'est le plus pauvre qui regarde Dieu, qui espère Dieu.

 

" Nous construisons l'Eglise en priant. Si nous ne savons pas prier, nous ferons un édifice avec des pierres sans ciment ! "