Du 17 au 23 décembre : un temps particulier de l’Avent...

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

Du 17 au 23 décembre : un temps particulier de l’Avent...

A l’approche de Noël, l’Eglise entre dans la période des grandes « O »... (et non pas grandes eaux... car cela c’est au château de Versailles ! )

Cette appellation provient des Grandes Antiennes qui entourent le chant du Magnificat aux Vêpres et que l’on retrouve entre les Alléluia de la messe.

Ces Antiennes, d’une grande richesse de doctrine, renferment, suivant l’expression de Dom Guéranger, « toute la moelle de la liturgie de l’Avent ». Elles résument en quelque sorte les implorations ardentes des Patriarches et des Prophètes, les aspirations vers le Messie de tous les peuples et de tous les siècles.

Chantées sur une mélodie à la fois majestueuse et grave, reflétant l’admiration et la véhémence du désir, elles ont leur place aux Vêpres, à l’Office du soir, pour rappeler que c’est sur le soir du monde, « Vergente mundi vespere », que daigna s’incarner le Verbe de Dieu et elles encadrent le Magnificat, pour indiquer que la Rédemption nous est venue par N. Dame.

Les Grandes Antiennes sont au nombre de 7. Ce chiffre ne fut pas toujours immuable. C’est ainsi qu’au Moyen Age, certaines Eglises en ajoutèrent plusieurs autres : à la Sainte Vierge, à l’ange Gabriel, à Saint Thomas, dont la fête arrive le 21 décembre, et même à Jérusalem. Mais on ne conserva que les 7 principales apostrophes adressées directement au Verbe incarné. Elles peuvent être considérées comme les prières de l’Avent par excellence et comptent parmi les plus belles pièces liturgiques de l’Eglise.

Chacune salue le Christ d’un titre chaque jour différent et comporte l’adjuration solennelle « Veni », Venez ne tardez plus.