Les Saints nous parlent de Noël

par Paroisse Bougival  -  #VIE de L'EGLISE

Saint Jean Chrysostome :  

Que dire ? Comment parler ? Un tel prodige me jette dans la stupéfaction. Celui qui siège sur le trône sublime du haut du Ciel est couché dans une mangeoire ; l'impalpable, le simple, l'incomposé, l'incorporel est touché par des mains humaines ; Celui qui délie les liens du péché est lié de bandelettes parce qu'il le veut ainsi. Il a décidé de changer la bassesse en honneur, de revêtir de gloire l'Ignominie, et de montrer que les limites de l'abaissement sont celles de la force. Voilà pourquoi Il subit mon corps : pour que je devienne capable du Verbe ; il prend ma chair et me donne son esprit ; en donnant et en prenant, il me prépare un trésor de vie. Il a pris ma chair pour me sanctifier; il me donne son esprit pour me sauver...

Aujourd'hui, l'antique lien est délié, le Diable confondu, les démons en fuite, la mort détruite, le paradis rouvert, la malédiction abolie, le péché rejeté, liée l'erreur, et la vérité revient. La parole de piété est partout répandue, elle court à travers le monde ; la manière de vivre des cieux est plantée sur terre, les Anges sont en communication avec les hommes, les hommes leur parlent sans crainte aucune. Pourquoi : Dieu est venu sur terre, l'homme est introduit au ciel : c'est le grand échange...

Que dire encore ? Comment parler ? Je vois un charpentier, une crèche, un enfant, des bandelettes, une Vierge qui met au monde dans le dénuement ; tout est pauvre, tout respire la pauvreté. Mais, vois-tu, que de richesses dans cette pauvreté ! Comment, alors qu'il était riche, il s'est fait pauvre pour nous... O pauvreté, source de notre richesse !

 

Saint Augustin    

"Homme, éveille-toi : pour toi, Dieu s'est fait homme. Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. Pour toi, je le répète, Dieu s'est fait homme.

Tu serais mort pour l'éternité, s'il n'était né dans le temps. Tu n'aurais jamais été libéré de la chair du péché, s'il n'avait pris la ressemblance du péché. Tu serais victime d'une misère sans fin, s'il ne t'avait fait cette miséricorde. Tu n'aurais pas retrouvé la vie, s'il n'avait pas rejoint ta mort. Tu aurais succombé, s'il n'était allé à ton secours. Tu aurais péri, s'il n'était pas venu."

 

Saint François de Sales   

« Voila donc ce Dieu incarné. O que c'est une belle chose à considérer que le mystère très haut et très profond de l'Incarnation de notre Sauveur ! (...) Ce mystère est si haut et si profond que nous n'y entendons rien ; tout ce que nous en savons et connaissons est extrêmement beau, mais nous croyons que ce que nous ne comprenons pas l'est encore davantage. Enfin nous le saurons un jour là-haut, où nous célèbrerons avec un contentement incomparable cette grande fête de Noël, c'est-à-dire de l'Incarnation ; là, nous verrons clairement tout ce qui s'est passé en ce mystère, et bénirons sans fin Celui qui étant si haut s'est tant abaissé pour nous exalter (Phil. 2, 6-7 ; Hb 2,9). Dieu nous en fasse la grâce. »

 

Saint Padre Pio :   

Qu’ils sont nombreux et importants, ô chrétiens, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d’amour pour celui qui s’est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d’humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine.

 

Saint Josémaria  

Lorsque Noël arrive, j'aime contempler les représentations de l'enfant Jésus. Ces images qui nous montrent l'anéantissement du Seigneur, me rappellent que Dieu nous appelle, que le Tout-Puissant a voulu se présenter démuni, qu'il a voulu avoir besoin des hommes. Dès le berceau de Bethléem, le Christ me dit, et te dit, qu'il a besoin de nous ; il nous invite à mener une vie chrétienne, sans compromission, une vie de générosité, de travail, de joie.

Jamais nous n'obtiendrons la véritable bonne humeur si nous n'imitons pas vraiment Jésus ; si nous ne sommes pas humbles comme lui. Comment avons-nous le cœur assez dur pour nous habituer à ces scènes ? Dieu s'humilie pour que nous puissions nous approcher de lui, pour que nous puissions répondre à son amour par le nôtre, pour que notre liberté cède, non seulement devant le spectacle de son pouvoir, mais aussi devant la merveille de son humilité.