26 juin - Mémoire de St. Josémaria Escriva de Balaguer

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

26 juin - Mémoire de St. Josémaria Escriva de Balaguer

Un saint au Ciel que « complote-t-il » ? par Mgr Joaquín Alonso[1]

 

Ici-bas, la vie des saints s’est passée à aimer Dieu et les autres, en imitant Jésus-Christ qui « est passé en faisant le bien ». Or, une fois arrivés au ciel, comme nous le dit le Catéchisme de l’Eglise catholique, « ils veillent toujours sur ceux qui sont restés ici-bas. (…) Leur intercession est le service le plus noble qu’ils rendent au dessein de Dieu. Nous pouvons et nous devons leur demander d’intercéder pour nous et pour le monde entier ».

Il semblerait ainsi qu’au Ciel leur est accordée la possibilité de poursuivre la mission qu’ils ont accomplie ici-bas et avec une fécondité plus grande encore. « Du Ciel je serai en mesure de mieux vous aider », nous disait saint Josémaria à la fin de sa vie, tout en nous demandant de prier pour lui, pour qu’il saute le Purgatoire à pieds joints.

Ce qui m'a le plus frappé c'est que les faveurs accordées par l'intercession de saint Josémaria ont presque toujours deux facettes : elles ne se limitent pas à résoudre un problème, elles apportent aussi une lumière, un fruit spirituel à ceux qui l'invoquent.

Après avoir travaillé à ses côtés durant plus de vingt ans, j’ai vérifié qu’il disait vrai. L’aide qu’il nous apportait par sa vie sainte, à nous qui l’entourions et à tant de millions de personnes, par ses écrits, fut incommensurable. Or, depuis qu’il est arrivé au Ciel, ce secours s’est multiplié et il a atteint une immense multitude de cœurs grâce à son intercession devant Dieu pour les besoins, petits ou grands, de beaucoup de gens.

Et, ce qui est encore plus intéressant : quand il intercède pour qu’une jeune fille trouve la lentille qu’elle a perdue dans un bus, il touche en même temps son cœur pour qu’elle l’ouvre au Christ.

Une nouveauté archi-connue   

La mission que Dieu confia à Josémaria Escriva de Balaguer le 2 octobre 1928 est la fondation de l’Opus Dei, un chemin de sanctification à travers le travail professionnel et l’accomplissement des devoirs ordinaires du chrétien. Avec le Christ, le panorama bien connu de tous les jours acquiert une nouveauté inespérée, une grandeur insoupçonnée, parce qu’il est éclairé par l’amour rédempteur de notre Seigneur.

Quand on lit des récits des grâces obtenues par l’intercession de Mgr Escriva, on perçoit une variété étonnante de situations : de la maîtresse de maison angoissée par les soucis domestiques à l’accro à la drogue, à celui qui est sur le point de se suicider. Certains rapportent des histoires terribles : des vies détruites et sans issue apparente. D’autres, la lutte contre la maladie ; certains trouvent du travail, d’autres des objets perdus. Par ailleurs, pratiquement tout le monde parle d’un rapprochement de Dieu, souvent après une vie très éloignée de la foi.

Des faveurs très… normales

Qu’y a-t-il de semblable dans ces récits ? Tout d’abord, ils n’ont pratiquement rien de « merveilleux », ils ne parlent pas de phénomènes paranormaux, éblouissants, même si parmi les faveurs obtenues par l’intercession de saint Josémaria, il y a souvent des faits scientifiquement inexplicables, en particulier le cas de certaines guérisons extraordinaires, expérimentalement vérifiées et dont certaines ont été décrites dans un autre ouvrage. Mais, j’insiste, généralement, les faveurs attribuées à saint Josémaria sont très… normales.

La piété, d’accord, mais non pas la superstition

  Cette réalité convient au message et à la façon d’être du Fondateur de l’Opus Dei, « vrai apôtre de la vie ordinaire ». Il ne pensait pas être « porté sur les miracles » et il fuyait d’instinct tout ce qui semblait « prodigieux » ou « miraculeux ». « En Chemin », son livre le plus connu, il écrivit : Je ne suis pas « porté sur les miracles ». Je t’ai dit que les miracles du Saint Évangile me suffisent pour cheviller fortement ma foi (Chemin, 583).

Il croyait surtout au miracle quotidien de l’Eucharistie, des sacrements, de la grâce. Du haut du Ciel, il a donc continué de nous apprendre à percevoir le Christ dans la vie quotidienne afin que personne ne soit témérairement porté à croire que Dieu va intervenir « pour parer aux conséquences de son inaptitude ou pour flatter sa commodité. Le miracle que le Seigneur vous demande — disait-il dans une homélie— est la persévérance dans votre vocation chrétienne et divine, la sanctification du travail de chaque jour, le miracle de faire que la prose quotidienne devienne des alexandrins, des vers héroïques, par l’amour que vous mettez dans votre occupation habituelle ». (Quand le Christ passe, 50).

L’unité entre la vie et la foi était aussi un trait qui le caractérisait. Il pensait que recourir aux saints pour qu’ils résolvent nos problèmes tout en menant une vie loin de Dieu, sans le moindre désir de se corriger, était un contresens. C’est, malheureusement, cette attitude-là qui fait que d’aucuns prennent la piété pour de la superstition.

 

Les saints sont "les bras du Christ"

Le Seigneur ne passe jamais à côté de nos nécessités : il nous tend ses bras sans cesse. À Munich, dans une église, il y a un très grand Crucifix en bois. Une bombe le mutila : il n’a plus de bras. Et sur cette croix on peut lire : « Je n’ai point d’autres mains que les vôtres ». Les saints sont les mains dont se sert le Christ pour nous venir en aide. (...) le Seigneur nous demande à nous aussi de lui prêter nos mains.

 

[1] Mgr Joaquín Alonso a été Consulteur théologien à la Congrégation pour les Causes des Saints. Il fut durant très longtemps l’un des plus directs collaborateurs de saint Josémaria au gouvernement de l’Opus Dei. Article paru dans http://www.fr.josemariaescriva.info

"Là où sont vos aspirations, votre travail, vos amours, là se trouve le lieu de votre rencontre quotidienne avec le Christ. C'est au milieu des choses les plus matérielles de la terre que nous devons nous sanctifier, en servant Dieu et tous les hommes. Sur la ligne de l'horizon, mes enfants, le ciel et la terre semblent se rejoindre. Mais non, là où ils s'unissent, en réalité, c'est dans votre cœur, quand vous vivez saintement la vie ordinaire..."

Saint Josémaria Escriva,

Saint Josémaria Escriva est né à Barbastro (Espagne) le 9 janvier 1902. Il a été ordonné prêtre à Saragosse, le 28 mars 1925. Le 2 octobre1928, par inspiration divine, il a fondé l'Opus Dei. Il est mort subitement le 26 juin 1975, à Rome, après avoir regardé, avec une immense affection, le tableau de la Sainte Vierge qui présidait son bureau. L'Opus Dei s'étendait alors aux cinq continents, et comptait plus de 60 000 membres, de 80 nationalités, au service de l'Église avec le même esprit de pleine union au pape et aux évêques que saint Josémaria. Le pape Jean-Paul II a canonisé le fondateur de l'Opus Dei, à Rome, le 6 octobre 2002. La fête liturgique de saint Josémaria Escriva est célébrée le 26 juin. Son corps repose dans l'église prélatice Sainte- Marie-de-la-Paix, 75, viale Bruno Buozzi, à Rome.

On trouvera plus d'informations sur saint Josémaria sur: www.fr.josemariaescriva.info   www.escrivaworks.org

Nous serions reconnaissants à toute personne ayant obtenu des grâces par l'intercession de saint Josémaria Escriva d'en faire part à la Prélature de l'Opus Dei, viale Bruno Buozzi 75, 00197 Rome. Avec autorisation ecclésiastique.

Saint Josémaria Escriva

Fondateur de l'Opus Dei

PRIÈRE

Ô Dieu, par la médiation de Marie, tu as concédé d’innombrables grâces à saint Josémaria, prêtre, en le choisissant comme instrument très fidèle pour fonder l’Opus Dei, chemin de sanctification dans le travail professionnel et l’accomplissement des devoirs ordinaires du chrétien :
fais que je sache, moi aussi, convertir tous les instants et toutes les circonstances
de ma vie en occasions de t’aimer et de servir, avec joie et simplicité, l’Église, le Souverain Pontife et les âmes, éclairant les chemins de la terre avec la lumière de la foi et de l’amour.

Accorde-moi, par l’intercession de saint Josémaria, la faveur que je te demande : …
Amen.

 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.