Le Sacré-Cœur et la Sainte Eucharistie.

par Paroisse Bougival  -  #Enseignement

Le Sacré-Cœur et la Sainte Eucharistie.

Voici quelques lignes pour rappeler combien Notre-Seigneur Jésus-Christ a voulu que le culte de son Sacré-Cœur soit lié au culte de la Sainte Eucharistie.

 

On peut dire que le culte envers le Cœur adorable de Jésus est aussi ancien que l’Eglise elle-même, puisque l’Eglise est née du Cœur transpercé du Seigneur. Toutefois, jusqu’aux apparitions dont fut favorisée Sainte Marguerite-Marie, le culte du Sacré-Cœur était surtout resté le fait d’un nombre assez restreint d’âmes choisies. Parmi celles-ci, il y a eu Ste Gertrude d’Helfta qui avait entendu Jésus lui dire que le culte envers son Cœur Sacré avait« été mis en réserve pour les derniers temps, afin que lorsque la charité du monde alangui ira se refroidissant, il éprouve un renouveau de ferveur à la révélation de semblables merveilles… »

 

Au XVIIème siècle, Ste Marguerite-Marie – moniale de la Visitation de Paray-le-Monial – fut l’instrument choisi par la Providence pour faire connaître au « monde alangui » non seulement le Cœur divin du Sauveur, mais aussi l’esprit dans lequel et la manière selon laquelle son culte doit être pratiqué. En tout premier lieu, il importe de remarquer que la plupart des grandes révélations reçues par Sainte Marguerite-Marie se sont produites en présence du Très Saint-Sacrement.

 

Apparition du Sacré-Coeur à Sainte Marguerite-Marie

 

Notre-Seigneur, déchirant en quelque sorte le voile eucharistique pour manifester son Cœur, attire l’attention sur le Très Saint Sacrement : Il proclame hautement l’amour dont – vivant dans l’Hostie – Il est embrasé ; Il fait connaître à quel point l’indifférence et les manques de respect des hommes envers ce Sacrement Le font souffrir ; Il demande avec insistance un culte d’amour et de réparation qui fasse contrepoids aux outrages dont Il est la victime. Voici pour rappel quelques extraits des écrits de Sainte Marguerite-Marie qui sont parmi les plus importants.

 

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Sainte Marguerite-Marie avait déjà reçu de nombreuses grâces mystiques, mais le jour de la fête de Saint Jean l’Evangéliste – 27 décembre 1673 – Notre-Seigneur lui révèle pour la première fois les mystères de Son divin Cœur.

« Une fois que j’étais devant le Saint-Sacrement (…), Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Cœur sacré, qu’il m’avait toujours tenus cachés jusqu’alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois (…). Il me dit : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition (…). »

 

Un peu plus tard Sainte Marguerite-Marie entend ces paroles:

« J’ai une soif ardente d’être aimé des hommes dans le Très Saint Sacrement, et je ne trouve presque personne qui s’efforce selon mon désir de me désaltérer en usant envers moi de quelque retour. »

 

Ensuite il y a cette importante révélation au cours de l’année 1674 :

« Une fois entre autres que le Saint Sacrement était exposé, mon doux Maître se présenta à moi tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine qui ressemblait à une fournaise ; et s’étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes.

« Ce fut alors qu’il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances : « Ce qui m’est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j’ai souffert en ma Passion ; d’autant que s’ils me rendaient quelque retour d’amour, j’estimerais peu tout ce que j’ai fait pour eux et voudrais, s’il se pouvait, en faire davantage, mais ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Toi du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leur ingratitude autant que tu pourras en être capable. Sois attentive à ma voix et à ce que je te demande :

« Premièrement, tu me recevras dans le Saint Sacrement autant que l’obéissance te le voudra permettre, quelques mortifications qui t’en doivent arriver, lesquelles tu dois recevoir comme des gages de mon amour.

« Tu communieras, de plus, tous les premiers vendredis de chaque mois ; et toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives… »

 

Enfin, il y a cette apparition connue sous le nom de « grande révélation » en 1675 :

« Etant une fois devant le Saint-Sacrement, un jour de son octave (…) me découvrant son Cœur, il me dit : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore plus sensible, c’est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-là, et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les ingratitudes qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels (…).

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