Pourquoi offrir une messe ?

par Paroisse Bougival  -  3 Septembre 2017, 22:37  -  #VIE de la PAROISSE

Pourquoi offrir une messe ?

APPEL du secrétariat...

Il n’y a plus que quelques intentions de messes à célébrer...

Pour mémoire, faire célébrer des messes pour les défunts est une des plus belles choses qu’on puisse leur offrir !

(Voici un extrait de ce qui avait été publié dans la feuille de semaine du 25/09/2016)

 

Pourquoi offrir une messe ?    

1. Si la messe est célébrée pour le salut du « monde » : pourquoi faire célébrer une messe pour une intention « particulière »?

 En effet : toute eucharistie étant célébrée pour «  la gloire de Dieu et le salut du monde », elle a toujours une valeur universelle. Car la messe est le sacrifice du Christ auquel s’unit toute l’Eglise : celle du ciel (les saints et les anges) et celle de la terre (nous tous) encore en route ici-bas. Cependant, chaque célébrant a la possibilité de joindre à cette intention générale telle ou telle intention particulière qui peut lui être confiée : dans les Prières Eucharistiques, il y a des moments prévus pour les intentions particulières. Demander qu’on célèbre la messe pour une intention particulière, c’est inscrire mon intention dans la grande prière par excellence de l’Eglise, c’est-à-dire, l’Eucharistie.

 2. Mais faire célébrer une messe pour une intention particulière n’équivaut-il pas à « acheter une messe » ?

Non, on n'achète ni la puissance ni la miséricorde de Dieu ! (Ce trafic des biens spirituels s'appelle « simonie » : Act. 8, 9-25). Car la messe n'a pas de prix : Le “prix “ qu'a payé le Christ en se sacrifiant est infini : Il fut immolé rachetant pour Dieu, au prix de son sang, des hommes de toute tribu, langue peuple et nation. (Apocalypse 5, 9).

On n’achète pas une messe, on n'achète pas Dieu pour quelques euros, on ne fait pas du commerce avec le salut ! On offre tout simplement une aumône. (« L’offrande pour la célébration de saintes Messes doit être considérée comme « une forme excellente » d’aumône. Cette coutume « n’est pas seulement approuvée mais également encouragée par l’Église qui la considère comme une sorte de signe de l’union du baptisé avec le Christ, ainsi que du fidèle avec le prêtre qui réalise son ministère en sa faveur ». Congrégation pour le Clergé, janvier 2013, n°69).

Ainsi, on ne peut pas parler de “prix”, mais d’offrande. L’argent n'est pas pour payer la messe, mais pour participer à la vie matérielle de l’Eglise, des paroisses et des prêtres et faciliter ainsi la mission.

Mais ne restons pas au simple niveau matériel : élevons notre regard ! Faire une offrande, c’est essentiellement s’offrir soi-même ; c’est une façon donc d’exercer son sacerdoce commun de baptisés, c’est un geste d'association au sacrifice salutaire du Christ, en offrant une partie de son bien, fruit de son travail, de sa peine.

3. Notre offrande s’identifie alors avec l’offrande de la Messe ?

Non, il ne faut pas confondre les plans ! Notre offrande en argent n'est pas l'offrande accomplie à la messe car, dans l'Eucharistie, il n'y a pas d'autre offrande que celle du sacrifice du Christ à son Père. C’est à ce sacrifice que s’associe l'offrande de toute l'Église, en s’offrant elle même, dans son être, dans son agir, dans son avoir. Or, ce que l’Eglise a de plus précieux est le Christ lui-même : son Corps et son Sang. Faire célébrer une messe, c'est alors faire monter à l'autel, avec l’offrande du Christ, notre supplique et l’offrande de notre vie, de notre travail: la présenter devant le Seigneur, devant ses anges et ses saints. La Petite Thérèse, quand elle sût qu’un assassin nommé Pranzini allait être exécuté, fit célébrer une messe pour sa conversion. Elle fit ainsi porter sur l’autel l’intention qu’elle avait dans son cœur, et elle fut exaucée. Elle n’avait que 14 ans et elle avait déjà bien compris la puissance du sacrifice rédempteur.

4. Que se passe-t-il si le prêtre ne dit pas le nom du défunt pour qui la messe est célébrée?

 Il peut arriver que le prêtre ne le dise pas, mais la messe est toujours célébrée pour cette intention. Le nom du défunt n’est pas une sorte de formule magique qui aurait pour effet le déclenchement automatique de la grâce de Dieu sur lui au moment de sa prononciation !

5. Offrir des messes ne fait quand même pas « sortir des âmes du purgatoire »,  à supposer que ce fameux purgatoire existe !

Mais il existe ! Une messe célébrée à l’intention d’un défunt a une valeur inestimable. C’est le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à un être cher qui nous a quittés, la prière la plus puissante à son égard ! Cet usage est très ancien (il est déjà attesté à Smyrne, au II° siècle) : les premiers chrétiens remplacèrent les banquets païens en honneur des morts par la célébration de l’Eucharistie en mémoire des défunts. Ainsi, il n'est plus question de tribut aux dieux païens pour les forcer à protéger les défunts, mais d’union à la prière du Christ s’offrant au Père, pour le salut de tous les hommes. L’Église a toujours honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1032). Le Saint Curé d’Ars disait : « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la Sainte Messe, l’œuvre de Dieu: elle est le sacrifice que Dieu fait aux hommes de son Corps et de son Sang. »

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