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NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

PAROISSE de BOUGIVAL


Réflexions pour qui veut être témoin joyeux et rayonnant de la foi catholique sur la mort et l’Au-delà...

Publié par Paroisse Bougival sur 4 Novembre 2019, 11:20am

Catégories : #Enseignement

Réflexions pour qui veut être témoin joyeux et rayonnant de la foi catholique sur la mort et l’Au-delà...

Explications de Hervé-Marie Catta, membre de la communauté de l’Emmanuel, publiés sur le site http://www.catholique.org

 

Y a-t-il une vie après la mort ?

 

La vie après la mort ? C’est une question que tous les hommes se posent à un moment donné. Certains y répondent par la négative : " Il n’y a rien ", ou bien " Le trou, et puis plus rien après ". Pourtant, à la fin de leur vie, après avoir vécu comme s’il n’y avait rien, ils se mettent à penser " qu’il y a peut-être quelque chose ".

 

Les chrétiens ne sont pas les premiers à affirmer qu’il existe une vie après la mort. Toutes les cultures où l’on enterrait la personne avec de quoi vivre, manger, chasser, se défendre dans " l’au-delà ", percevaient déjà que l’homme n’est pas fait pour la mort. En procurant au défunt des offrandes propitiatoires (1) pour les autorités (ou dieux) du séjour des morts, on pensait également qu’il y avait une justice, une rétribution, différents sorts possibles dans l’autre vie. Chez les Grecs, " la barque de Charon ", pour passer le fleuve qui délimitait le séjour des morts, marquait de façon symbolique le grand passage vers les " Champs Élysées ", symbole d’une autre vie. Quant aux philosophes grecs, tels que Platon, non seulement ils pensaient à une " vie après la mort ", mais ils avaient aussi la conception d’une " vie avant la vie ". Dans ce cadre, la vie terrestre et corporelle était une déchéance, et la mort libérait l’âme du fardeau du corps.

L’idée d’éternité n’est donc pas étrangère à l’homme, elle lui est comme naturelle.

La façon d’envisager l’après est évidemment très différente et ne se pose plus de la même façon depuis le Christ et l’influence du christianisme sur la pensée :

  •  Les anciens Bretons, avant le christianisme, imaginaient, par exemple, la vie après la mort comme une série de trois vies - la première étant le modèle plus ou moins sûr des deux suivantes - ou bien encore, comme une seconde vie sans fin déterminée mais dans une île impossible à atteindre par les vivants de la première vie.
  •  Les communistes, matérialistes, niaient la vie après la mort. Cependant, ils avaient aussi leur paradis : la société sans classe des " lendemains qui chantent ". Cet avènement paradisiaque, supposé se vivre ici-bas par les générations futures, s’est longtemps fait attendre et a découragé nombre de ses adeptes.
  •  Les tenants de la réincarnation ont substitué, à la vie éternelle tant désirée, une autre explication : c’est de revivre ici-bas plusieurs fois mais dans d’autres rôles, d’autres personnes ; ce qui est différent des " trois vies celtiques " où c’est la même et unique personne qui revit.
  •  Les musulmans croient en un " Paradis " qui verra la rétribution des bons mais celui-ci est bien matériel par sa description et déconcertant en rapport à nos aspirations les plus profondes.

Pour les chrétiens, Dieu a envoyé son fils, Jésus Christ, qui s’est fait vrai homme pour nous faire connaître son amour et sa promesse de résurrection. Lui-même est ressuscité le troisième jour après sa mort. Il est sorti du tombeau et est apparu vivant à ses disciples, qui l’ont vu et en ont témoigné.

La Résurrection du Christ n’est pas saisissable directement par l’histoire ; elle pose une question à l’histoire et à tous les hommes. Mais le témoignage de ses disciples sur la rencontre du Ressuscité, lui est historique. Ils en ont témoigné jusqu’au " martyre ".

La foi dans la résurrection des morts s’appuie sur cette résurrection de Jésus. Le Dieu qui nous a créés ne l’a pas fait pour l’espace d’une vie terrestre comme un jeu ou une absurdité. Par amour, alors que nous n’existions pas encore, il nous a donné la vie et il continue, par amour, de nous appeler à la vie éternelle avec lui. C’est ce qu’on appelle " le Ciel ". Ce Ciel en effet, c’est la vie éternelle de bonheur sans fin avec Dieu et " tous les saints ".

Il ne s’agit ni d’un paradis matériel où nous revivrions une vie terrestre (témoins de Jéhovah), ni d’un paradis spiritualiste où les âmes seraient définitivement dépouillées de toute incarnation (Platon) et de toute personnalité (bouddhisme) : dans le résumé de leur foi, le credo, les chrétiens croient en la " résurrection de la chair ", c’est-à-dire de l’âme et du corps ensemble comme le Christ Ressuscité.

 

Le Purgatoire, qu’est-ce que c’est ?

 

Peintures d’épouvante du moyen âge ou machine à laver de l’âme ? Le bon sens populaire dit : " On sait bien qu’on ne va pas au Ciel comme ça... " Qui peut estimer qu’il a toujours bien agi en toutes circonstances dans sa vie ? Peu d’entre nous...

 

C’est l’histoire de cette femme, surprise en flagrant délit d’adultère, qu’on amène devant Jésus. " Elle doit être lapidée selon la loi de Moïse, disent à Jésus ses accusateurs. Toi, qu’en penses-tu ? - Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette, le premier, une pierre ", leur répond Jésus. Un instant de silence, lourd et pesant ! Puis, un à un, ils s’en vont, " en commençant par les plus âgés ", commente l’auteur du récit évangélique.

Dieu est Amour et son royaume, "le Paradis ", ou "le Ciel ", est un royaume d’amour. La plupart d’entre nous auront besoin d’être purifiés, c’est-à-dire rendus complètement aptes à vivre cet amour. Plus de haine, plus de jalousie, plus de violence, plus de rancœur... Le bonheur n’a pas d’autre sens. Mais sommes-nous prêts, à la fin de notre vie, à entrer résolument dans cette lumière d’amour et de bonté que Dieu communique à tous les bienheureux ? " Pour ceux, qui, à leur mort, se trouvent en condition d’ouverture à Dieu mais de façon imparfaite, le chemin vers la pleine béatitude exige une purification que la foi de l’Église illustre à travers la doctrine du purgatoire. " (Jean-Paul II, audience du 4 août 1999 ; cf. catéchisme de l’Église catholique, n°1030-1032).

Le Purgatoire est une purification, un ajustement à l’amour.

Il n’est, en aucune façon, une nouvelle vie. Le Purgatoire n’est pas un lieu, c’est une transformation : la rencontre avec Dieu exige de nous que toute trace d’attachement au mal, au " non-amour ", disparaisse.

Cette purification, c’est Jésus-Christ qui la réalise, et non pas nous. Mais par nos prières, nos actes de charité, nous pouvons être associés à Jésus-Christ pour cette purification des âmes défuntes. C’est le sens de la prière, des demandes d’indulgences et des messes offertes pour les défunts. Non pas que Dieu ne puisse pas faire cette purification sans nous ! Mais il nous propose de nous y associer dans un amour actif.

Quant aux " âmes du Purgatoire " - en état de purification - elles ne sont pas exclues de la communauté. Elles font partie, dans le " corps mystique du Christ ", de la " communion des saints ". Elles aussi peuvent prier pour nous. Il y a donc une vraie solidarité entre le Ciel, le Purgatoire et ceux qui vivent sur la terre.

Ce n’est pas du côté de Dieu que la miséricorde manquera. Nous avons donc la ferme espérance que le Ciel sera bien rempli.

 

Que font les âmes au Purgatoire ?

Démystifions le purgatoire en deux points !

 

Au Purgatoire, l’âme est purifiée. La Bible dit que l’on " passe comme par un feu ". Ce ne doit pas être tout à fait le bonheur ! Mais l’âme sait qu’elle est en marche vers Dieu et son Ciel. Cette espérance la soutient. Elle se sait prise en charge définitivement par la miséricorde de Dieu, même si elle doit éprouver cet ajustement à l’amour. Elle se voit aussi soutenue par l’amour et la prière de tous les membres de l’Église : c’est la réalité de la " communion des saints ".

Compendium du Catéchisme de l’Église Catholique

Qu’entend-on par « ciel »?

On entend par « ciel » l’état de bonheur suprême et définitif. Ceux qui meurent dans la grâce de Dieu et qui n’ont besoin d’aucune purification ultérieure sont réunis autour de Jésus et de Marie, des anges et des saints. Ils forment ainsi l’Église du ciel, où ils voient Dieu « face à face » (1 Co 13,12); ils vivent en communion d’amour avec la Sainte Trinité et ils intercèdent pour nous

On ne peut pas parler de durée, sinon par analogie. Ce n’est plus le temps d’ici, le temps de la terre, la durée des jours et des heures. Mais les âmes du Purgatoire éprouvent un changement puisque la purification les conduit d’un état à un autre. La seule chose que nous savons avec certitude c’est que le Ciel leur est promis à travers une épreuve. 

Où se trouve le Purgatoire ? Notre condition humaine, soumise au temps et à l’espace, a du mal à imaginer un Purgatoire qui ne soit pas situé dans un lieu. Au Purgatoire, l’âme, en attente de son union à Dieu, est séparée du corps. Elle n’est pas dans un espace sensible. Pour le Purgatoire, on ne peut donc pas parler d’un lieu, mais d’un " état ", heureusement transitoire puisqu’il est, en quelque sorte, " une mise en forme pour entrer au Ciel ".

 

L’enfer existe-t-il ?

 

Autrefois, même ceux qui ne pensaient pas à Dieu tous les jours avaient, quand même, une certaine idée de 1’enfer. Que penser de l’enfer aujourd’hui ?

 

Nous avons tous l’idée que nos actes, soit d’amour soit de haine, auront des conséquences et qu’il y a " quelque part une rétribution ". Cette intuition d’une rétribution après la mort, d’une compensation pour les malheureux et les pauvres, d’un châtiment pour les riches égoïstes et les auteurs de cruauté, ce n’est pas seulement une réminiscence chrétienne, c’est une exigence profonde de l’être.

Que disait Jésus ?

 Jésus met en garde à plusieurs reprises contre " la géhenne ", " le feu qui ne s’éteint pas ", réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie, de croire et de se convertir à l’amour. Dans ce feu, l’âme et non pas seulement le corps seront perdus. Au moment du Jugement dernier, Jésus dit qu’il " enverra ses anges qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquités (...) et les jetteront dans la fournaise ardente ". (Mt, XIII, 41). " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Mt, XXV, 41).

Alors, qu’est-ce que l’enfer ?

" La damnation, dit le pape Jean-Paul II, ne doit pas être attribuée à l’initiative de Dieu car, dans son amour miséricordieux, il ne peut vouloir que le salut des êtres qu’il a créés. En réalité, c’est la créature qui se ferme à son amour. " (Audience du 28 juillet 1999).

Mourir, sans reconnaître son péché et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de lui, pour toujours, par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot enfer. (cf. catéchisme de l’Église catholique, n° 222, IV).

Le pardon et le salut

L’enfer éternel dont parle l’Église à la suite de Jésus est donc une réalité très grave. Personne ne peut dire, sans risque de contredire Jésus lui-même, qu’il n’existe pas. Mais il faut comprendre dans le même temps que Dieu est venu " pour nous sauver " en pardonnant nos péchés et en faisant de chacun de nous, par ce pardon, une création nouvelle : " Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour appeler les pécheurs au repentir. "

Jésus est le bon berger qui va chercher la brebis perdue et la porte sur ses épaules. En mourant sur la Croix, Jésus dit au bon larron : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis »

 

Que pouvons-nous faire pour ceux qui nous ont quittés ?

 

What about "la communion des saints ” ?   

 

Dans le Credo, résumé de ce que croient les chrétiens depuis 2 000 ans, on dit : “ Je crois à la communion des saints. ”

Pour les chrétiens, il y a une grande relation entre tous ceux qui sont au Ciel auprès de Dieu, “ les saints ” et nous qui vivons sur la terre. Ces “ saints ”, il faut le préciser, ne sont pas seulement ceux qui ont été déclarés officiellement “ saints ” par l’Église, et qu’on appelle “ les saints canonisés. ” Tous ceux qui sont morts en disant “ oui ” à l’amour de Dieu sont avec Dieu, si nécessaire après une purification. Ils sont “ saints ”. Quant aux baptisés qui vivent ici-bas, les premiers chrétiens les appelaient aussi des “ saints ”. C’est entre ces trois catégories de “ saints ” qu’existe la “ communion des saints ”. C’est ce que l’on appelle “ les trois états de l’Église ” (catéchisme de l’Église catholique, n° 954).

Certains, parmi ceux qui ont achevé leur vie terrestre, ont besoin d’être purifiés pour pouvoir entrer dans l’intimité de Dieu. Ils sont dans un état transitoire, appelé traditionnellement “ purgatoire ” car, pour entrer dans le feu de l’Amour de Dieu, il faut soi-même brûler d’amour...

Nos prières pour les défunts peuvent contribuer à cette purification qui leur permet de s’ouvrir davantage à Dieu. Par ces prières, par l’offrande de la messe, nous pouvons hâter, en quelque sorte, cette marche vers le pur Amour. Mais pour Dieu, il n’y a pas de temps ; si, aujourd’hui, nous prions pour ceux qui nous ont quittés, même depuis un certain temps, Dieu a déjà vu notre prière.

La meilleure des prières, c’est d’offrir une messe, et d’y assister si possible - ou de s’y joindre par l’intention. Mais tous nos pauvres mots, quels qu’ils soient, ont un immense pouvoir pour nos amis défunts : ils touchent le cœur de Dieu.

De Saint François de Sales :

 

           
Quand il mourait quelqu'un de ses amis ou de sa connaissance, il était insatiable à en parler en bien, et à recommander cette âme aux prières d'un chacun. Et son mot ordinaire était : « Nous ne nous souvenons pas assez de nos morts, de nos chers défunts ; et le témoignage que l'on ne s'en souvient pas assez, c'est qu'on n'en parle pas assez. On se détourne de ce discours, comme d'un propos funeste ; on laisse les morts ensevelir les morts, leur mémoire périt en nous, avec le son des cloches, sans penser que l'amitié qui peut finir, même par la mort, ne fut jamais véritable. 
« L'amour charitable doit redoubler après la mort, et exiger de nous des offices plus fervents pour nos amis et nos frères décédés. 
« Alors les louanges ne sont plus suspectes de flatterie. Et comme c'est une espèce d'impiété, de déchirer la réputation des défunts et faire comme ces bêtes sauvages qui déterrent les corps pour les dévorer, aussi est-ce une marque de piété de faire récit de leurs bonnes qualités, parce que cela nous provoque à leur imitation, rien ne nous touchant si sensiblement, ni si fortement que les exemples domestiques. » 

Pour inciter à la prière pour les morts, il avait coutume de représenter qu'en cette seule œuvre de miséricorde, toutes les 13 autres étaient comprises. Vous savez que l'on en compte 14. Voici donc comment il faisait Son dénombrement : 
« N'est-ce pas en quelque façon visiter les malades, que d'obtenir par prières le soulagement ou rafraîchissement des pauvres âmes qui sont dans le purgatoire ? N'est-ce pas donner à boire à ceux qui ont si grande soif de la vision de Dieu, que de leur donner part à la rosée de nos oraisons ? N'est-ce pas nourrir des affamés que d'aider leur délivrance par les moyens que la foi nous suggère ? N'est-ce pas vraiment racheter des prisonniers ? N'est-ce pas revêtir les nus, que de leur procurer un vêtement de lumière et de gloire ? 
« N'est-ce pas une insigne hospitalité, que de procurer leur introduction dans la céleste Jérusalem, et les rendre citoyens des saints, et domestiques de Dieu dans l'éternelle Sion ? N'est-ce pas un plus grand service de mettre des âmes au ciel, que d'ensevelir des corps et de les mettre en la terre ? 
« Quant aux spirituelles. N'est-ce pas une œuvre de plus haut appareil, que de donner conseil aux simples, de corriger ceux qui faillent, d'enseigner les ignorants, de pardonner les offenses, de supporter les injures ? Et quelle si grande consolation peut-on donner aux affligés de cette vie, qui puisse être comparée à celle qu'apportent nos prières à ces pauvres âmes qui sont dans une si pressante souffrance ?
« À dire la vérité, je ne pense point que l'on puisse avancer de plus forte raison, pour convier une âme pieuse à la prière pour les défunts ; vu que cette seule action est comme un morceau de témoignage, et un entassement de toutes les œuvres de miséricordes ; je la laisse à votre dévotion, et je me promets que vous en ferez un très bon usage. » 

LA PRIÈRE POUR LES ÂMES DU PURGATOIRE 

La prière est l’œuvre la plus à la portée de tous ; la pauvreté, la faiblesse de santé, la répugnance aux jeûnes et pénitences ne peuvent dispenser de la prière. 

La plus courte prière récitée avec foi et charité verse sur les défunts : rafraîchissement, lumière et paix. 

Un saint évêque vit un jour, en songe, un enfant qui, avec un hameçon d'or attaché à un fil d'argent, retirait une femme du fond d'un puits. À son réveil, il regarde par la fenêtre et voit dans le cimetière voisin le même enfant agenouillé sur une tombe encore fraîche. 
- Que fais-tu là, mon petit ami ? 
- Monseigneur, répond l'enfant, je dis un Pater et un Miserere pour l'âme de ma mère qui est enterrée ici. 

Dieu fit connaître à son serviteur que cette simple prière d'un petit enfant venait d'opérer la délivrance de cette âme et que l'hameçon d'or représentait le Pater et le Miserere le fil d'argent de cette ligne mystique. 
                                                                             Extrait de La vie du Cardinal Pie 

 

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