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NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

PAROISSE de BOUGIVAL


Mardi : mémoire de Notre Dame des Douleurs

Publié par Paroisse Bougival sur 13 Septembre 2020, 18:01pm

Catégories : #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

Mardi : mémoire de Notre Dame des Douleurs

Stabat Mater : quand la musique évoque la douleur de la Vierge Marie auprès de la Croix

Le « Stabat Mater » est attribué au franciscain Jacopone da Todi (XIIIe siècle).

Il exprime la compassion devant la souffrance de la Vierge : Debout la Mère des douleurs se tenait en larmes près de la croix où pendait son Fils.

Le caractère dramatique du texte a été une source d’inspiration pour près de 500 compositeurs ! de toutes époques : renaissance, baroque, romantique, contemporain – même en jazz !

Œuvres de tout style, composition vocale et orchestrale, parfois selon une adaptation très libre. Comprenant tout ou partie des strophes d’origine, en latin ou dans la langue du compositeur. On dénombre, entre autres, des compositeurs américains, anglais, autrichien, brésilien, camerounais, canadien, danois, espagnol, estonien, finlandais, flamand, français, hongrois, irlandais, italiens, japonais, norvégien, polonais, portugais, russe, slovaques, tchèques …et même breton 😊

 

 

 

La mise en musique de cette hymne est cependant surtout connue par l’œuvre de Pergolèse, un chef-d’œuvre connu du monde entier. Bien qu’il composât principalement des opéras, Pergolèse reste en effet associé à cette œuvre, la plus célèbre.

C’est en 1736 qu’il composa le Stabat Mater qui sera interprété pour la première fois à Naples au cours de la Semaine sainte. La gloire de son œuvre dépassera vite les murs de la ville et suscitera de nombreuses adaptations notamment celle de Jean Sébastien Bach dans son Psaume BWV1083.

Loin des fastes et de la légèreté des opéras, le Stabat Mater est tout en pureté, les lignes mélodiques sont simples tout comme l’orchestration. Écrit simplement pour deux voix, basse continue et cordes, il comporte douze séquences alternant solos et duos. C’est une œuvre avant tout de méditation et de recueillement qui appelle ainsi une plus grande simplicité. L’auditeur est invité à partager la déploration d’une mère face à la mort de son fils. Cette œuvre, non démonstrative, prend ainsi une dimension humaine forte et démontre tout l’art d’un compositeur arrivé à maturité malgré son jeune âge (Il mourût à 26 ans de la tuberculose !).

D’autres compositeurs ont également exploité ce thème du Stabat Mater. En 1711, Vilvaldi composa un Stabat Mater pour l’église Santa Maria della Pace de Brescia à l’occasion de la fête des sept douleurs de la Vierge. Comme une grande partie de l’œuvre du compositeur, le Stabat Mater fut redécouvert seulement dans la première partie du XXe siècle. Par rapport au poème latin médiéval du XIIIe siècle, Vivaldi n’utilise que dix des vingt vers du poème original. Le tempo est assez lent dans l’ensemble de l’œuvre, et ce n’est que vers la fin avec le « Amen » que Vivaldi offre un nouveau souffle, une sorte d’espoir par l’expressivité et la virtuosité de l’orchestration. L’espoir vers la Résurrection qui nous est promise grâce à la mort et la Résurrection du Christ.

 

 

 

 

Le « Stabat Mater » en français


Debout, la Mère douloureuse près de la croix
 était en larmes devant son Fils suspendu.
Dans son âme qui gémissait, toute brisée, endolorie,

le glaive était enfoncé.
Qu'elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie,

la Mère du Fils unique !
Qu'elle avait mal, qu'elle souffrait, la tendre Mère,

en contemplant son divin Fils tourmenté !
Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ

dans un supplice pareil ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler

la Mère du Christ douloureuse avec son Fils ?
Pour les péchés de tout son peuple elle le vit dans ses tourments,

 subissant les coups de fouet.
Elle vit son enfant très cher mourir dans la désolation

alors qu'il rendait l'esprit.
Daigne, ô Mère, source d'amour, me faire éprouver tes souffrances

pour que je pleure avec toi.
Fais qu'en mon cœur brûle un grand feu
pour mieux aimer le Christ mon Dieu et que je puisse lui plaire.
Ô sainte Mère, daigne donc graver les plaies du Crucifié

profondément dans mon cœur.
Ton enfant n'était que blessures, lui qui daigna souffrir pour moi ;
donne-moi part à ses peines.
Qu'en bon fils je pleure avec toi, qu'avec le Christ en croix je souffre,

chacun des jours de ma vie !
Etre avec toi près de la croix et ne faire qu'un avec toi,

c'est le vœu de ma douleur.
Vierge bénie entre les vierges, pour moi ne sois pas trop sévère
 et fais que je souffre avec toi.
Que je porte la mort du Christ, qu'à sa Passion je sois uni

que je médite ses plaies !
Que de ses plaies je sois blessé, que je m'enivre de la croix et du sang

de ton Enfant !
Pour ne pas brûler dans les flammes, prends ma défense,

Vierge Marie, au grand jour du jugement.
Christ, quand je partirai d'ici, fais que j'obtienne par ta Mère

la palme de la victoire.
Au moment où mon corps mourra, fais qu'à mon âme

soit donnée la gloire du Paradis. Amen.

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