A propos de l’étoile des mages

par Paroisse Bougival  -  3 Janvier 2021, 19:26  -  #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

A propos de l’étoile des mages

A propos de l’étoile des mages, quelques « tentatives d’explication » par la science… (*)

« Des nations marchent à ta lumière, et des rois à la clarté de tes rayons. (...) 
Ils viendront de Saba, porteront l'or et l'encens, et publieront les louanges de l'Eternel »
(Is 60, 1-6).

Cela ne s’oppose pas à la foi ! La Providence divine alliant le libre dessein de Dieu, la liberté humaine, le rythme.
 
 
… les astronomes éliminent aujourd'hui 2 hypothèses : ce n'était pas une étoile filante, car ces débris cosmiques (en fait, des météorites qui brûlent en rentrant dans l'atmosphère) sont trop éphémères (quelques fractions de secondes). Ce n’était pas également une comète, car s'il s'était vraiment agi d'un de ces objets promenant dans le ciel leur queue longue de milliers de kilomètres, tout le monde en Palestine l'aurait vu. Or, selon St Mathieu, seuls les Mages ont aperçu durablement le phénomène lumineux.

L'hypothèse la plus solide est celle d'une conjonction planétaire. Ce rapprochement très grand (de notre point de vue d'observateur, sur Terre) de différentes planètes entraîne une accentuation de la luminosité, au point de créer dans le ciel un point d'une très grande brillance. 
Grâce à des logiciels perfectionnés on peut reconstituer le ciel tel qu'il était à n'importe quel moment de l'Histoire.

Parmi les diverses conjonctions planétaires on retiendra deux hypothèses :

* l'an 7 avant Jésus-Christ il y eu dans le ciel babylonien 3 conjonctions des planètes Jupiter et Saturne (29/05, le 29/09 et 4/12). Or une hypothèse consiste à situer l'an -7 comme l'année de naissance du Christ (le décalage de notre calendrier venant d'une erreur commise par Denys-le-Petit qui, selon ses calculs, avait situé la naissance en 754 après la fondation de Rome, soit notre année zéro)
La triple conjonction a été précédée d'autres phénomènes célestes : la planète Mars a été elle-même en conjonction avec Virginis, l'étoile symbolisant la fécondité.
Pour les Mages, habitués à observer le ciel et à interpréter son apparence, la place de Jupiter et de Saturne a dû être de première importance : Jupiter était considérée comme étant l'« étoile des Rois » personnifiée par Marduk, principal dieu babylonien, et Saturne était la planète prédominante des Juifs. Ils connaissaient certainement les prophéties bibliques de Balaam (« un astre sort de Jacob » Nb XXIV, 17) et d'Isaïe (« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière : sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre et de la mort, une lumière a resplendit » Is IX, 1)

On peut donc établir l'hypothèse suivante : après avoir fait l'horoscope du Roi à naître, les Mages se sont mis en route au moment de la 2°conjonction Jupiter-Saturne, le 29 septembre. Ils arrivèrent à Jérusalem fin novembre ou début décembre, et virent dans le ciel de Bethléem les deux planètes qui faisaient un alignement parfait avec la lune.

Cette clarté exceptionnelle a pu être à l'origine de la « grande joie » des Mages dont parle l'Évangile (Mt II, 10).

En outre, ce phénomène céleste, renouvelé pendant un certain temps, expliquerait que les Mages aient pu « suivre l’étoile », et que cela n'ait intéressé que des personnes habituées à observer le ciel, laissant les autres indifférentes.

* La période jonchant l'an 3 et l'an 2 avant Jésus-Christ fut aussi le théâtre d'une conjonction triple. D'abord, la planète Jupiter croisa deux fois une étoile très brillante nommée Régulus. Quelques mois plus tard, en juin de l'an 2 av. J.C., dans une autre partie du ciel, la même Jupiter croisa cette fois la planète Vénus.
En 1996, des astronomes utilisant un tout nouveau logiciel mis au point par la NASA, ont même conclu que cette dernière "rencontre" avait probablement été plus "serrée" qu'on ne l'avait calculé jusqu’ici : les deux planètes se seraient véritablement "fondues" pour donner l'illusion de n'être plus qu'une seule et même étoile.
Cet événement -une triple conjonction planétaire, phénomène rare par rapport aux conjonctions simples- aurait été de nature à fortement impressionner les Mages. Or Jupiter était la planète des Rois. Et Régulus, l'étoile des Rois... Comment ne pas y voir un signe... royal ?

(*) d’après le site science express et le livre offices et coutumes du temps de Noël de Denis Crouan. 

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