Le Carême : quelle attitude ??? Attitude 1

par Paroisse Bougival  -  14 Février 2021, 15:57  -  #VIE de L'EGLISE, #VIE de la PAROISSE

Le Carême : quelle attitude ??? Attitude 1

 

Livret de Carême  

Cette année nous vous proposons un livret composé par le Père AMAR de notre diocèse 

" Mon carême avec St Damien de Molokaï "     3€ …

 

L'imposition des cendres

« L’imposition des cendres met en évidence, en particulier, notre condition de créatures, en totale et reconnaissante dépendance du Créateur (…) L’humble acte de recevoir les cendres sacrées sur le front (…) s’oppose au geste orgueilleux d’Adam et d’Eve qui, par leur désobéissance, détruisirent le rapport d’amitié qui existait avec Dieu Créateur » St Jean-Paul II audience.

La symbolique des cendres

La cendre, dont la signification originelle est fort discutée, bien que son usage soit répandu dans la plupart des religions antiques, est souvent associée à la poussière [1], et symbolise à la fois le péché et la fragilité de l'homme.
I. Le cœur du pécheur, d'abord, est semblable à la cendre : le prophète Isaïe appelle l'idolâtre un « amateur de cendres [2] », et le Sage dit de lui : « Cendres, que son cœur ! Plus misérable que la poussière, sa vie ![3] » C'est pourquoi le salaire du péché ne peut être que cendre : les orgueilleux se verront « réduits en cendre sur la terre [4] », et les méchants seront piétinés comme cendre par les justes [5]. D'ailleurs le pécheur qui, au lieu de s'endurcir dans son orgueil[6], prend conscience de sa faute, confesse précisément qu'il n'est que « poussière et cendre[7] » ; et pour signifier aux autres et à lui-même qu'il en est convaincu, il s'assoit sur la cendre[8] et s'en couvre la tête[9].
2. Mais ce même symbole de pénitence sert aussi à exprimer la tristesse de l'homme anéanti par le malheur, sans doute parce qu'on suppose un lien entre le malheur et le péché. Thamar méprisée se couvre de cendre [10] ; de même les Juifs menacés de mort [11]. L'homme veut ainsi montrer l'état auquel il a été réduit [12] et va même jusqu'à se nourrir de cendre [13]. Mais c'est avant tout quand un deuil le frappe qu'il expérimente son néant, et il l'exprime alors en se couvrant de poussière et de cendre : «Fille de Sion, revêts le sac, roule-toi dans la cendre, fais un deuil [14].»
Se couvrir de cendre, c'est donc réaliser une sorte de confession publique mimée, ce que représente encore la liturgie du Mercredi des cendres : par le langage de cette matière sans vie qui retourne en poussière, l'homme se reconnaît pécheur et fragile, en appelant à la miséricorde de Dieu. A celui qui avoue ainsi son néant, se fait entendre la promesse du Messie qui vient triompher du péché et de la mort, «consoler les affligés et leur donner, au lieu de cendre, un diadème [15].»
[1] Les Septante traduisent plus d'une fois « poussière » par « cendre ». [2] Isaïe, XLIV 20. [3] Livre de la Sagesse, XV 10. [4] Ezéchiel, XXVIII 18. [5] Malachie, III 21. [6] Ecclésiastique, X 9. [7] Genèse, XVIII 27 ; Ecclésiastique, XVII 32. [8] Job, XLII 6 ; Jonas, III 6 ; S. Matthieu, XI 21. [9] Judith, IV 11-15 & IX 1; Ezéchiel, XXVII 30. [10] Deuxième livre de Samuel, XIII 19. [11] Esther, IV 1-4. [12] Job, XXX 19. [13] Psaume CII 10 ; Lamentations, III 16. [14] Jérémie, VI 26. [15] Isaïe, LXI et suivants. 

 

Prière pour le Carême St Anselme (1033-1109)

Seigneur mon Dieu,
donne à mon cœur de te désirer ;
en te désirant, de te chercher ;
en te cherchant, de te trouver ;
en te trouvant, de t’aimer ;
et en t’aimant, de racheter mes fautes ;
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu,
donne à mon cœur la pénitence,
à mon esprit le repentir,
à mes yeux la source des larmes,
et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi,
éteins en moi les désirs de la chair,
et allume le feu de ton amour.

Toi qui es mon Rédempteur,
chasse de moi l’esprit d’orgueil,
et que ta bienveillance m’accorde
l’esprit de ton humilité.

Toi qui es mon Sauveur,
écarte de moi la fureur de la colère,
et que ta bonté me concède
le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur,
déracine de mon âme la rancœur,
pour y répandre la douceur d’esprit.

Donne-moi, Père très bon,
une foi solide, une espérance assurée
et une charité sans faille.

Toi qui me conduis,
écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

Ô Dieu de miséricorde,
je te le demande par ton Fils bien-aimé,
donne-moi de vivre la miséricorde,
l’application à la piété,
la compassion avec les affligés,
et le partage avec les pauvres.

 

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