Mois de Marie... Quelques textes de St Louis Marie Grignon de Montfort

par Paroisse Bougival  -  2 Mai 2021, 19:09  -  #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

Mois de Marie... Quelques textes de St Louis Marie Grignon de Montfort

LE REGINA COELI

vous avez une partie chantée sur :
https://www.youtube.com/watch?v=MhA6ioEGb5I

O grande Reine des cieux, 
Que votre cœur amoureux 
Ne soit plus dans la tristesse, 
Qu'il tressaille d'allégresse. 
Jésus est ressuscité. 
O très douce vérité ! 
Chantons tous Alléluia ! Et puis, Ave Maria ! 

Nos péchés sont effacés, 
Les démons sont terrassés, 
Jésus revêtu de gloire 
A, sur eux tous, chanté victoire. 
Ces orgueilleux sont à bas, 
Ils ne s'en relèveront pas, 
Chantons tous Alléluia ! Et puis, Ave Maria ! 

Il a fermé les enfers, 
Tiré nos pères des fers, 
Ouvert la gloire éternelle, 
Fait la paix universelle. 
Enfin, Jésus est vainqueur 
Pour le salut du pécheur. 
Chantons tous Alléluia ! Et puis, Ave Maria ! 

O Mère du bel Amour, 
Tressaillez d'aise en ce jour. 
Que les anges, que les hommes 
Et nous tous, tels que nous sommes, 
Répondent tous tour à tour 
En solennisant ce jour, 
En chantant Alléluia ! Et puis, Ave Maria ! 

O digne Mère de Dieu, 
Que tout vous loue en tout lieu, 
O Vierge très glorieuse, 
O mille fois bienheureuse 
D'avoir vous-même porté 
Ce grand Roi de majesté. 
Chantons tous Alléluia ! Et puis, Ave Maria !
 
Obtenez-nous de Jésus 
Part à toutes vos vertus, 
Part à sa nouvelle vie, 
Afin qu'un chacun publie 
Dans toute l’éternité : Jésus est ressuscité. 
En chantant Alléluia ! Et puis, Ave Maria !

Les faux dévots de la Sainte Vierge

Je trouve 7 sortes de faux dévots et de fausses dévotions à la Sainte Vierge, savoir : 1° les dévots critiques, 2° les dévots scrupuleux, 3° les dévots extérieurs, 4° les dévots présomptueux, 5° les dévots inconstants, 6° les dévots hypocrites, 7° les dévots intéressés.

Les dévots critiques sont, pour l'ordinaire, des savants orgueilleux, des esprits forts et suffisants, qui ont au fond quelque dévotion à la Ste Vierge, mais qui critiquent presque toutes les pratiques de piété que les gens simples rendent simplement et saintement à cette bonne Mère, parce qu'elles ne reviennent pas à leur fantaisie.
Ces sortes de faux dévots et de gens orgueilleux et mondains sont beaucoup à craindre ; ils font un tort infini à la dévotion à la très Ste Vierge, et en éloignent les peuples d'une manière déplorable, sous prétexte d'en détruire les abus.

Les dévots scrupuleux sont des gens qui craignent de déshonorer le Fils en honorant la Mère, d'abaisser l'un en élevant l'autre. Ils ne sauraient souffrir qu'on donne à la Ste Vierge des louanges très justes, que lui ont données les saints Pères ; ils ne souffrent qu'avec peine qu'il y ait plus de monde devant un autel de Marie que devant le Saint-Sacrement, comme si l'un était contraire à l'autre ; comme si ceux qui prient la Ste Vierge ne priaient pas Jésus-Christ par elle ! Ils ne veulent pas qu'on parle si souvent de cette auguste Souveraine, qu'on s'adresse si souvent à elle. (...)

Les dévots extérieurs sont des personnes qui font consister en des pratiques extérieure toute leur piété envers Marie ; qui ne goûte que l'extérieur de la dévotion à la très Ste Vierge, parce qu'ils n'ont point l'esprit intérieur ; qui diront force chapelets à la hâte, entendront plusieurs messes sans attention, iront aux processions sans dévotion, se mettront de toutes les confréries sans amender leur vie, sans faire violence à leurs passions et sans imiter les vertus de cette Vierge très sainte. Ils n'aiment que le sensible de la dévotion, sans en goûter le solide ; s'ils n'ont pas des sensibilités dans leurs pratiques, ils croient qu'ils ne font plus rien, ils se rétractent, ils quittent tout là où ils font tout à bâtons rompus. Le monde est plein de ces sortes de dévots extérieurs, et il n'y a pas de gens plus critiques des personnes d'oraison qui s'appliquent à l'intérieur, comme à l'essentiel, sans mépriser l'extérieur de modestie qui accompagne toujours la vraie dévotion.

Les dévots présomptueux sont des pécheurs abandonnés à leurs passions, ou des amateurs du monde, qui sous le beau nom de chrétien et de dévot à la Ste Vierge, cachent ou l'orgueil, ou l'avarice, ou l'impureté, ou l'ivrognerie, ou la colère ou le jurement, ou la médisance, ou l'injustice, etc. ; qui dorment en paix dans leurs mauvaises habitudes, sans se faire beaucoup de violence pour se corriger, sous prétexte qu'ils sont dévots à la Ste Vierge ; qui se promettent que Dieu leur pardonnera ; qu'ils ne mourront pas sans confession, et qu'ils ne seront pas damnés, parce qu'ils disent leur chapelet, parce qu'ils jeûnent le samedi, parce qu'ils sont de la Confrérie du saint Rosaire ou du Scapulaire, ou de ses autres congrégations ; parce qu'ils portent le petit habit ou la petite chaîne de la Sainte Vierge, etc. Quand on leur dit que leur dévotion n'est qu'une illusion du démon et qu'une présomption pernicieuse capable de les perdre, ils ne veulent pas le croire : ils disent que Dieu est bon et miséricordieux ; qu'il ne nous a pas faits pour nous damner ; qu'il n'y a homme qui ne pèche ; qu'ils ne mourront point sans confession. (...)

Les dévots inconstants sont ceux qui sont dévots à la Sainte Vierge par intervalles et par boutades : tantôt ils sont fervents et tantôt tièdes, tantôt ils paraissent prêts de tout faire pour son service, et puis, peu après, ils ne sont plus les mêmes. Ils embrasseront d'abord toutes les dévotions de la Sainte Vierge ; ils se mettront de ses confréries, et puis ils n'en pratiquent point les règles avec fidélité ; ils changent comme la lune, et Marie les met sous ses pieds, avec le croissant, parce qu'ils sont changeants et indignes d'être comptés parmi les serviteurs de cette Vierge fidèle, qui ont la fidélité et la constance pour partage. (...)

Il y a encore de faux dévots à la Sainte Vierge, qui sont des dévots hypocrites, qui couvrent leurs péchés et leurs mauvaises habitudes sous le manteau de cette Vierge fidèle, afin de passer aux yeux des hommes pour ce qu'ils ne sont pas.

Il y a encore les dévots intéressés, qui ne recourent à la Sainte Vierge que pour gagner quelque procès, pour éviter quelque péril, pour guérir d'une maladie, ou pour quelque autre besoin de cette sorte, sans quoi ils l'oublieraient ; et les uns et les autres sont de faux dévots, qui ne sont point de mise devant Dieu ni sa sainte Mère.

Couronne de la Ste Vierge…
vous l’avez, chanté sur :
https://www.youtube.com/watch?v=2Nl7dPpyCcQ 

 O Vierge très fidèle 
Nous allons tous vous saluer 
D'une façon nouvelle. 
Pour vous louer, 
Que nos louanges par nos saints Anges 
Ne servent qu'à vous couronner ! 

Nous louons votre ouvrage, 


Père éternel, Dieu tout-puissant, 
Pour mieux vous rendre hommage 
En le louant. 
Tout en Marie Vous glorifie 
A tout jamais parfaitement.

Je vous salue, Marie, dans vos mystères glorieux ! 
Qu'un chacun les publie A qui mieux mieux. 
Ma foi s'augmente 
Pour que je chante 
D'un cœur bien fidèle et joyeux !

Je vous salue, Marie, Pure en votre Conception ! 
Que ma bouche le crie Jusqu'en Sion. 
Je le veux croire, 
A votre gloire, 
Malgré le monde et le démon. 

Je vous salue, Marie, dedans votre Nativité ! 
Vierge toute remplie 
De sainteté. 
Croissez, Aurore, 
Pour faire éclore 
Le Soleil de la Vérité. 

Je vous salue, Marie, dans votre Présentation ! 
Comme une pure Hostie 
De l'Abandon. 
O Vierge et Mère, 
Par ce mystère 
Donnez-moi la dévotion. 

Je vous salue, Marie, dans le temple où le Saint-Esprit 
Vous a toute remplie 
Sans aucun bruit ! 
Mère de grâce, 
Faites-vous place 
En mon cœur Avec Jésus-Christ. 

Je vous salue, Marie, dans votre Annonciation ! 
Vierge toute remplie 
De l'onction 
De la Sagesse 
Qui vous caresse 
Et qui vient en vous de Sion. 

Je vous salue, Marie, dans votre Visitation ! 
Votre âme y magnifie Dieu dans son nom. 
Vierge fidèle 
Et toute belle, 
Donnez-moi le don d'oraison. 

Je vous salue, Marie dans la naissance du Sauveur ! 
Que tout chante et publie 
Votre bonheur. O Vierge et Mère, 
Je vous révère, 
Produisez Jésus en mon cœur. 

Je vous salue, Marie, dans la Purification ! 
J'adore votre Hostie. 
C'est un poupon. 
Je le rends maître 
De tout mon être,
Puisqu'il se fait ma caution. 

Je vous salue, Marie, quand vous retrouvâtes Jésus ! 
Peut-être, mon amie, 
Ne l'ai-je plus. Que je le trouve, 
Que je l'éprouve 
Dans la douceur de ses vertus. 

Nous louons votre ouvrage, O Saint-Esprit, Dieu tout-puissant,
Nous vous rendons hommage 
En le louant. 
Tout par Marie Vous glorifie, 
A tout jamais parfaitement.

« Je Vous salue Marie »

« Je Vous salue Marie, Fille bien-aimée du Père Éternel ; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils ; je vous salue, Marie, Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme !

Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d’esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre. Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d’y anéantir tout ce qui déplaît à Dieu, et d’y planter, d’y élever et d’y opérer tout ce qui vous plaira.

Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de votre présence ; que l’incendie de la charité de votre cœur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu.

Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s’il se peut, que je n’aie point d’autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n’aie point d’autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n’aie point d’autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d’un amour pur et d’un amour ardent comme vous. Ainsi soit-il. » 

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