2 Belles histoires (publiées sur le site Aleteia)

par Paroisse Bougival  -  27 Juin 2021, 18:29  -  #EVENEMENTS

2 Belles histoires (publiées sur le site Aleteia)

Alors que se déroule l'EURO de FOOT...

GUILLAUME WARMUZ, L’ANCIEN FOOTBALLEUR QUI A REPONDU A L’APPEL DE DIEU 


GARDIEN DE BUT EMBLEMATIQUE DU RC LENS DANS LES ANNEES 1990, LE FOOTBALLEUR GUILLAUME WARMUZ A VECU UNE PUISSANTE CONVERSION A LA FIN DE SA CARRIERE PROFESSIONNELLE, APRES AVOIR EXPERIMENTE UNE VIE DE PRIERE A PLUSIEURS REPRISES, SUITE A DES BLESSURES. IL EST AUJOURD’HUI OBLAT BENEDICTIN ET AUMONIER DANS DES MAISONS DE RETRAITE.
Tout a commencé en 1996, suite à une terrible rupture des ligaments. Alors qu’il s’apprête à subir une troisième opération aux genoux à cause de cette blessure délicate, Guillaume Warmuz, gardien incontestable du RC Lens, se souvient avoir traversé un grand « vide existentiel », comme il le raconte à Aleteia. « À la veille de mon opération, le chirurgien me dit : “peut-être que tu ne joueras plus jamais au football”. Je me suis mis à pleurer comme un enfant et à demander à Dieu de m’aider concrètement pour que je puisse continuer ma carrière », souffle-t-il. L’homme de 26 ans, qui avait suivi enfant le catéchisme sans jamais y prêter trop attention, s’apprête alors à entamer un long chemin de conversion, en parallèle de sa brillante carrière sur les terrains.
LA CONFESSION QUI A FAIT BASCULE SA VIE
Face à l’épreuve de la blessure qui l’empêche de jouer pendant de longs mois, Guillaume Warmuz décide de s’en remettre à Dieu. Pour la première fois, il se met à prier de manière régulière. Puis, lorsqu’il retrouve le chemin des terrains, il continue de prier, sans pour autant renouer pleinement avec l’Église. Mais dix ans plus tard, la Providence le remet une nouvelle fois sur les rails de la foi catholique.
Si mon opération se passe bien, j’irai me confesser !
Après une expérience d’un an dans le club anglais d’Arsenal, puis deux ans passés à Dortmund, en Allemagne, Guillaume Warmuz s’engage avec l’AS Monaco. Las, une nouvelle blessure vient à nouveau le briser dans son élan. « Si mon opération se passe bien, j’irai me confesser ! », se promet-il, sur un coup de tête. Quelques semaines plus tard, le portier monégasque découvre par hasard le sanctuaire marial Notre-Dame de Laghet, sur les hauteurs de Monaco. Il décide de se confesser. Dix ans après avoir commencé à renouer avec la foi, Guillaume Warmuz rencontre une nouvelle fois le Christ dans la prière. « Ma vie a basculé ce jour-là… J’ai décidé de vivre pleinement des sacrements de l’Église », raconte-t-il.
UNE RETRAITE CHEZ LES BENEDICTINS
Après sa retraite sportive en 2007, l’ancien gardien de football s’inscrit à une retraite, spirituelle cette fois-ci, chez les bénédictins de l’abbaye de Flavigny, en Côte-d’Or. Bouleversé, il décide de s’y engager comme Oblat, pour « vivre de la règle de saint Benoît dans le monde ». « Ma première vocation reste d’être engagé comme époux et d’avoir un devoir d’état vis-à-vis de ma famille, rappelle-t-il. Mais dans un deuxième temps, nous participons avec ma femme, Isabelle, aux bonnes œuvres matérielles et spirituelles du monastère ». Aumônier dans les Ephad, Guillaume Warmuz s’occupe essentiellement de visiter les résidents, de leur apporter la communion et de les mettre en lien avec un prêtre lorsqu’ils en ont le désir. 
Hormis cet engagement, l’ancien portier garde toujours un pied dans le monde du ballon rond, en organisant notamment des stages de formation pour la jeune génération. De quoi avoir une vie bien remplie… mais aussi comblée. « Non pas parce que c’est un activisme, mais par la richesse d’échange entre ce que je peux donner, mais surtout ce que je reçois des personnes, et l’aide concrète que l’on peut leur apporter ». 

MISTER EXTINCTEUR SAUVE L’EGLISE DE SAINT-GILLES DE MALESTROIT
L’église Saint-Gilles de Malestroit (Morbihan), remarquable sanctuaire du XIIe siècle, a échappé à incendie volontaire, vendredi 18 juin. La bravoure du serveur

d'un établissement voisin a permis d'éviter le pire.
Vendredi 18 juin, 23h passées : l’église Saint-Gilles de Malestroit dans le Morbihan vient d’échapper au sinistre. Un incendie volontaire a été allumé sur l’échafaudage du sanctuaire, actuellement en restauration.
En ce début de soirée, vendredi, au pied de l’église de Saint-Gilles de Malestroit, place du Bouffay, l’atmosphère est calme. Des clients sont attablés au café-bar de La Veille Auberge et profitent d’une météo clémente et de la joie des terrasses retrouvées. « Eddy était de service en extérieur se rappelle, Yoann Picaud, le gérant de l’établissement. Il relève une petite odeur de fumée », mais rien qui ne suscite l’inquiétude du barman.
Sauf qu’à à la fin du service, l’odeur de brûlé est de plus en plus prégnante Le jeune homme de 26 ans laisse ses collègues pour se rapprocher de l’église. Et là, il n’y a plus de doutes. L’odeur vient bien du sanctuaire, échafaudé depuis quelques mois pour une quatrième et dernière tranche de restauration. Il faut agir vite. « La fumée était de plus en plus importante, raconte le propriétaire. Alors Eddy s’est empressé de venir chercher l’extincteur à l’intérieur du restaurant et il a grimpé sur l’échafaudage ».
Opération sauvetage
Là-haut, Eddy Chambrun découvre deux jerricanes et un briquet brisé. Il comprend qu’un pyromane a déclenché le feu. Extincteur à la main, il s’attaque à un foyer au premier puis à un autre à l’étage supérieur de l’échafaudage. « Les pompiers sont rapidement intervenus pour circonscrire définitivement le sinistre, raconte encore Yohann Picaud, mais Eddy a pris de sacrés risques », assure-t-il, admiratif.
Les dégâts sont minimes, mais l’incident a mis en émoi toute la commune. Saint-Gilles de Malestroit est un sanctuaire magnifique construit entre le XII et le XVe siècle. Classé depuis 1931, il a fait l’objet de plusieurs tranches de restauration depuis 10 ans. Mais la bravoure du serveur a été salué unanimement. Une commerçante voisine a même confectionné une écharpe pour le héros. Désormais, il sera Mister extincteur. « Il a eu le bon réflexe au bon moment », reconnaît le gérant. La restauration de l’église pourra se poursuivre. Un homme a été placé en garde à vue par la gendarmerie depuis.

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