PROFESSION DE FOI DU PAPE SAINT PAUL VI : extrait sur l’eucharistie.

par Paroisse Bougival  -  7 Juin 2021, 16:21  -  #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

PROFESSION DE FOI DU PAPE SAINT PAUL VI : extrait sur l’eucharistie.

Cette « Profession de foi » est un exposé de la foi catholique proclamé par le pape Paul VI le 30/06/ 1968 que l’on ne trouve toujours pas en français sur le site du Vatican mais en latin, allemand, anglais espagnol, italien et portugais…

Parmi les raisons de sa publication peu d’années après la clôture du concile Vatican II, il y a celle que le Pape lui-même évoque dans son préambule : l'influence d'un monde en profonde mutation, dans lequel tant de certitudes sont mises en contestation ou en discussion et où même des catholiques se laissent prendre par une sorte de passion du changement et de la nouveauté.

D’où « comme jadis à Césarée de Philippe, l'apôtre Pierre a pris la parole au nom des Douze, pour confesser véritablement, au-delà des opinions humaines, le Christ Fils du Dieu vivant, ainsi aujourd'hui, son humble successeur, pasteur de l’Église universelle, élève la voix pour rendre, au nom de tout le peuple de Dieu, un ferme témoignage à la vérité divine confiée à l’Église pour qu’elle l’annonce à toutes les nations » …

Ce sont, entre autres, le philosophe français, Jacques Maritain et le théologien suisse, Charles Journet, fidèles amis de Paul VI, qui l’ont pressé de promulguer ce « Credo » [Pour ceux que cela intéresse, c’est développé dans un article en français du journal 30 giorni qu’on trouve avec le lien sur internet : http://www.30giorni.it/articoli_id_18003_l4.htm]

4 mois après sa promulgation, au cours de l’audience du mercredi 30 octobre, Paul VI a ainsi justifié son Credo :

« La foi est notre premier devoir ; la foi est pour nous une question vitale ; la foi est le principe irremplaçable du christianisme. C'est la source de la charité, le centre de l'unité, la raison d'être fondamentale de notre religion ».

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant là personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l'ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son corps et en son sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d'apparaître à nos sens de la même façon qu'auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle.
        Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l'Église l'appelle d'une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit, pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d'exister après la consécration, en sorte que c'est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur J'a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associera l'unité de son Corps mystique.
        L'unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n'est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c'est pour nous un devoir très doux d'honorer et d'adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu'ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s'est rendu présent devant nous.

ENCYCLIQUE « Mysterium Fidei » du pape Saint Paul VI (03/09/1965) : extraits.

Que chaque jour, comme c'est à souhaiter, les fidèles en grand nombre prennent une part active au Sacrifice de la Messe, se nourrissant de la Sainte Communion avec un cœur pur et saint, et qu'ils rendent grâces au Christ Notre Seigneur pour un si grand bienfait. Qu'ils se rappellent ces paroles : "Le désir de Jésus-Christ et de l'Église de voir tous les fidèles s'approcher tous les jours de la Sainte Table a surtout cet objet : que tous les fidèles, unis à Dieu par l'effet du Sacrement, y puisent la force pour surmonter les passions, pour se purifier des fautes légères quotidiennes et pour éviter les péchés graves, auxquels est sujette la faiblesse humaine ".
Qu'au cours de la journée, les fidèles ne négligent point de rendre visite au Saint Sacrement (…) Car la visite est une marque de gratitude, un geste d'amour et un devoir de reconnaissance envers le Christ Notre-Seigneur présent en ce lieu.
Chacun comprend que la divine Eucharistie confère au peuple chrétien une dignité incomparable. Car non seulement durant l'oblation du Sacrifice et quand se fait le Sacrement, mais encore après, tant que l'Eucharistie est gardée dans les églises et oratoires, le Christ est vraiment l'Emmanuel, le " Dieu avec nous ". Car jour et nuit, il est au milieu de nous et habite avec nous, plein de grâce et de vérité ; il restaure les mœurs, nourrit les vertus, console les affligés, fortifie les faibles et invite instamment à l'imiter tous ceux qui s'approchent de lui, afin qu'à son exemple ils apprennent la douceur et l'humilité de cœur, qu'ils sachent chercher non leurs propres intérêts mais ceux de Dieu. Ainsi quiconque aborde le vénérable Sacrement avec une dévotion particulière et tâche d'aimer d'un cœur généreux le Christ qui nous aime infiniment, éprouve et comprend à fond, non sans joie intime ni sans fruit, le prix de la vie cachée avec le Christ en Dieu il sait d'expérience combien cela en vaut la peine de s'entretenir avec le Christ ; rien de plus doux sur la terre, rien de plus apte à faire avancer dans les voies de la sainteté.

Saint Padre Pio :  


En assistant à la Sainte Messe, concentre-toi tout entier sur le mystère qui se déroule sous tes yeux : « La rédemption de ton âme et la réconciliation avec Dieu ».
- Le Seigneur aime le sacrifice, mon Père ? Oui parce qu'avec lui il a régénéré le monde.
Combien de gloire donne à Dieu la Sainte Messe ? Une gloire infinie.
- Que devons-nous faire durant la Sainte Messe ? Compatir et aimer.
- Comment devons-nous entendre la Sainte Messe ? Comme y assistaient la Sainte Vierge et les Saintes femmes. Comme saint Jean assista au sacrifice eucharistique et à celui sanglant de la croix.
- Quels bénéfices recevrons-nous en l'entendant ? On ne peut les énumérer. Vous les verrez en Paradis

Saint Curé d’Ars : 


Jamais nous n’aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. 
Mais ce que l’homme ne peut pas dire ou ne peut pas concevoir, et qu’il n’eut jamais osé désirer, Dieu dans son amour, l’a dit, l’a conçu et l’a fait.
 Eussions-nous jamais osé dire à Dieu de faire mourir son Fils pour nous, de nous donner sa chair à manger, son sang à boire ?... 

Ô homme, que tu es heureux, mais que tu comprends peu ton bonheur ! 
Si tu le comprenais, tu ne pourrais pas vivre !... Tu mourrais d’amour !... Ce Dieu se donne à toi…

Sainte Thérèse de Lisieux : 

Aigle éternel, Tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerais dans le néant si Ton regard divin ne me donnait la vie à chaque instant… 
Ô Jésus ! Laisse-moi dans l’excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu’à la folie… 
Comment veux-tu, devant cette folie, que mon cœur ne s’élance pas vers Toi ? 
Comment ma confiance aurait-elle des bornes… Ma folie à moi, c’est d’espérer.

 

+ Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne Vous aiment pas. 

+ Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les Très Précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de Cœur Sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs

+ Je voudrais, Seigneur, te recevoir avec la pureté, l’humilité et la dévotion avec lesquelles ta très saint Mère te reçut. Avec l’esprit et la ferveur des saints.

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