L’Église est belle en ses saints !

par Paroisse Bougival  -  18 Octobre 2021, 09:03  -  #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

L’Église est belle en ses saints !

Avec la reconnaissance mercredi dernier d’un miracle attribué à Jean Paul Ier, s’ouvre la possibilité que soit prochainement béatifié celui qui fut pape en 1978 « le temps d’un sourire » à savoir 33 jours…
Un rayon de soleil qui fait du bien pour notre foi qui nous permet d’affirmer sans ambages : « je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique » 

Voici le récit du miracle : la guérison de Candela Giarda, une fillette argentine de 11 ans. (Cf. site Aleteia)

Nous sommes le 20 mars 2011. Ce jour-là Candela commence à souffrir d’un violent mal de tête qui persiste pendant une semaine. Le 27 mars, elle franchit une nouvelle étape dans la douleur et de la fièvre, des vomissements, des troubles du comportement et de la parole apparaissent. Transportée d’urgence à l’hôpital de Paraná, elle subit une

batterie d’examens afin de découvrir de quoi elle souffre. Le diagnostic tombe, glaçant, Candela Giarda est atteinte d’« encéphalopathie inflammatoire aiguë sévère, d’une épilepsie réfractaire maligne et d’un choc septique ». Souffrant quotidiennement de crises épileptiques, les médecins décident de l’intuber. « En quelques heures, elle était dans le coma, avec un respirateur », a confié sa mère Roxana, au portail d’information argentin Infobae. « Elle a eu des convulsions et aucun des médicaments testés par les médecins n’a fonctionné. »
Sans aucune amélioration de son état de santé, Candela est transférée le 26 mai 2011 à la fondation Favaloro, à Buenos Aires, dans l’unité de soins intensifs. Le 22 juillet 2011, son pronostic vital est engagé en raison d’une infection des bronches. 
Face à une telle dégradation de santé, les médecins décident de convoquer la famille afin de les préparer à la possibilité d’une mort imminente. « Nous ne pouvons rien faire d’autre, Candela va mourir ce soir », dit un médecin à la mère de fillette ce soir-là.
Déboussolée, acculée, sa mère décide de s’arrêter à la paroisse Nuestra Señora de la Rabida, située à quelques mètres de la clinique et à laquelle cette dernière est rattachée. Elle y avait déjà rencontré le père José Dabusti, très attaché au « pape au sourire » et qui l’a accompagnée tout au long de cette épreuve. « Cette nuit-là, je suis entrée et lui ai demandé de venir voir ma fille », raconte encore Roxana au média argentin. « Lorsqu’il s’est approché du lit de Candela, il a prié, m’a dit de mettre mes mains sur elle et l’a confiée au pape Jean Paul Ier » . À leurs prières se joignent celles de l’ensemble du personnel soignant présent en réanimation.
Quelques heures après avoir invoqué Jean Paul Ier et 4 mois après l’apparition des 1ers symptômes, le 23/07/ 2011, l’état de la jeune fille commence à évoluer favorablement. Le corps médical constate une amélioration rapide du choc septique qui se poursuit avec le rétablissement ultérieur « de la stabilité hémodynamique et respiratoire », précise le décret. Le 8 août, la fillette n’est plus intubée, le 25 son épilepsie disparaît et le 5 septembre Candela quitte l’hôpital avec une simple ordonnance. Elle est, miraculeusement, guérie.

Qu’est-ce qu’un miracle
Saint Thomas d’Aquin définit miracle « ce qui est fait par Dieu en dehors de l’ordre de la nature ». On considère donc comme miracle un fait qui dépasse les capacités de la nature et qui peut avoir été accompli par Dieu, par l’intercession d’un serviteur de Dieu ou d’un bienheureux. Le miracle peut dépasser les capacités de la nature soit en ce qui concerne la substance du fait, soit en ce qui concerne le sujet, soit seulement en ce qui concerne la façon dont il se produit. 

La nécessité des miracles dans les causes de canonisation
Sans l’approbation de miracles survenus par l’intercession du serviteur ou de la servante de Dieu, une canonisation ne peut arriver à bon port. La béatification d’un non martyr et la canonisation d’un bienheureux sont liées de manière contraignante à la reconnaissance d’un miracle. Actuellement, en effet, l’Église demande un miracle pour la béatification d’un serviteur de Dieu non martyr, et pour la canonisation (cela vaut aussi pour un martyr), elle en demande un autre. Seuls les miracles présumés advenus post mortem peuvent être l’objet d’une vérification. La vérification et la reconnaissance des miracles de la part de l’Église ont toujours joué un rôle central. Une enquête, distincte de celle sur les vertus ou sur le martyre, est donc ouverte pour la vérification des miracles, et elle représente un véritable procès.
 Comment se déroule l’iter juridique de vérification
Le matériel recueilli dans les diocèses concernés par le présumé miracle, une fois transmis à la Congrégation, est soumis aux vérifications et son examen est double : médical et théologique. L’examen médical est mené par une commission, l’Assemblée médicale, un organe collégial constitué de 5 spécialistes & 2 experts nommés d’office. Les spécialistes qui en font partie varient selon les cas cliniques présentés et la possibilité de consultation ou d’éventuelles convocations d’autres experts et spécialistes n’est pas exclue. Leur jugement est de caractère purement scientifique, ils ne se prononcent pas sur le fait du miracle. L’examen et la discussion finale de l’Assemblée médicale se concluent par un diagnostic précis de la maladie, du pronostic, de la thérapie et de l’effet de celle-ci. La guérison, pour être considérée comme l’objet d’un éventuel miracle, doit être jugée par les spécialistes comme rapide, complète, durable et inexplicable dans le cadre actuel des connaissances médicales. Si des perplexités se présentent au cours de l’examen, l’Assemblée suspend ses travaux et demande de nouvelles expertises et une documentation supplémentaire. Une fois obtenue la majorité ou l’unanimité de vote en faveur de l’extra-naturalité au sein de l’Assemblée, l’examen passe au Conseil de théologie. Les consulteurs théologiens, partant des conclusions de l’Assemblée médicale, sont appelés à trouver les liens de causalité entre les prières adressées au serviteur de Dieu et la guérison, et ils expriment leur avis sur le caractère miraculeux ou non du fait prodigieux. Quand les théologiens ont eux aussi exprimé et rédigé leur vote, l’évaluation passe à la Congrégation ordinaire des évêques et des cardinaux, lesquels discutent tous les éléments du miracle ; chacun des membres donne alors son avis à soumettre à l’approbation du Pape, lequel détermine le miracle et décide ensuite d’en promulguer le décret. Le décret est donc le dernier acte du parcours juridique de la vérification d’un miracle. Il est l’acte juridique de la Congrégation pour les Causes des Saints, sanctionné par le Pape, par lequel un fait prodigieux est définitivement reconnu comme un véritable miracle. 

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