Le secret du bonheur avec Ste Élisabeth de la Trinité…   

par Paroisse Bougival  -  7 Novembre 2021, 18:33  -  #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

Le secret du bonheur avec Ste Élisabeth de la Trinité…   

Fête le 08 novembre…

Le Ciel sur la terre
« Vivons avec Dieu comme avec un ami, rendons notre foi vivante pour communier à Lui à travers tout, c'est ce qui fait les saints. Nous portons notre Ciel en nous… Il me semble que j'ai trouvé mon Ciel sur la terre puisque le Ciel, c'est Dieu, et Dieu, c'est mon âme. Le jour où j'ai compris cela, tout s'est illuminé en moi et je voudrais dire ce secret tout bas à ceux que j'aime afin qu'eux aussi, à travers tout, adhèrent toujours à Dieu. » Lettre 122
 
Croire à l'Amour
 « Mon bonheur grandit toujours, il prend des proportions infinies comme Dieu Lui-même, et c’est un bonheur si calme, si doux ; je voudrais te donner mon secret ! Je crois que la carmélite puise tout son bonheur à cette source divine : la foi. Elle croit "à l'amour que Dieu a eu pour elle". Elle croit que ce même amour l'a attiré sur la terre… et dans son âme. Alors, tout simplement, elle vit dans l'intimité avec le Dieu qui demeure en elle. » Lettre 236

Dieu tout proche
« Ne craignez rien, soyez toute dans la paix du bon Dieu, Il vous aime, Il veille sur vous comme la mère sur son petit enfant. Pensez que vous êtes en Lui, qu’il se fait votre demeure, qu'à toute heure du jour et de la nuit, dans toutes joies ou épreuves vous pouvez le trouver là, tout près, tout au-dedans. C'est le secret du bonheur, c'est le secret des saints, ils savaient si bien qu'ils étaient le "temple de Dieu", aussi ils allaient à tout sous son rayonnement. » Lettre 175

Regarder Jésus
« Que la vie est quelque chose de sérieux : chaque minute nous est donnée pour nous enraciner plus en Dieu, pour que la ressemblance avec notre divin Modèle soit plus frappante. Mais pour réaliser ce plan qui est celui de Dieu Lui-même, voici le secret : s'oublier, se quitter, regarder au Maître, ne regarder qu'à Lui, recevoir également comme venant de son amour, la joie ou la douleur ; cela établit l'âme sur des hauteurs si sereines ! » Lettre 333

S'oublier…
« Je crois que le secret de la paix et du bonheur, c'est de s'oublier, de se désoccuper de soi-même. Cela ne consiste pas à ne plus sentir ses misères physiques ou morales ; les saints eux-mêmes ont passé par là. Seulement ils ne vivaient pas là… Il me semble que le bon Dieu vous demande un abandon et une confiance sans limites en ces heures douloureuses…. Pensez qu'Il creuse en votre âme des capacités plus grandes pour le recevoir. » Lettre 249

Vivre avec Dieu
« Cela vous paraît peut-être difficile de vous oublier...si vous saviez comme cela est simple… Je vais vous donner mon secret : pensez à ce Dieu qui habite en vous, dont vous êtes le temple ; petit à petit l'âme s'habitue à vivre en sa douce compagnie… Ne vous dites pas que cela n'est pas pour vous, que vous êtes trop misérable… Ce n'est pas en regardant cette misère que nous serons purifiées, mais en regardant Celui qui est toute pureté et sainteté.»   Lettre 249

Une cellule au-dedans
« Si je pouvais t'apprendre le secret du bonheur comme le bon Dieu me l'a appris... Il faut que tu te bâtisses une petite cellule au-dedans de ton âme tu penseras que le bon Dieu est là, et tu y entreras de temps en temps. Lorsque tu es malheureux, vite sauve-toi là et confie tout cela au Maître il me semble que la prière, c'est un repos, un délassement : on vient tout simplement à Celui qu'on aime, on se tient près de Lui comme un petit enfant. » Lettre 123

Ressembler à Jésus
« Dieu, nous a élus en Lui avant la création pour que nous soyons immaculés et saints en sa présence, dans l'amour… Nous avons été prédestinés à être la louange de sa gloire... Mais comment répondre à la dignité de cette vocation ? Voici le secret : "Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi"... Il faut être transformé en Jésus-Christ. Il importe donc que j'étudie ce divin Modèle, afin de m'identifier si bien avec Lui que je puisse sans cesse l'exprimer aux yeux du Père. » Dernière Retraite 37
 

Sa vie eucharistique… 

« Oh ! quelles trois délicieuses journées je viens de passer ! Le soir je faisais une bonne demi-heure d'adoration au Saint Sacrement avant l'office de 8 heures ; qui pourrait dire la douceur de ces « cœur à cœur » pendant lesquels on ne se croit plus sur terre… » A 18 ans

 « J'aurai maintenant le bonheur de communier régulièrement quatre fois par semaine. Quelle joie, mon Bien-Aimé, de m'unir à vous aussi souvent. Aidez-moi à devenir tout à fait parfaite. Mon Dieu, je suis prête à tout avec vous, sans lequel je ne puis rien ! »

A 19 ans : « Ô mon Jésus, je veux devenir tellement bonne que l'on puisse me permettre la Communion quotidienne. Alors, ô mon Dieu, je serai au comble de mes vœux : vous recevoir chaque jour, puis d'une Communion à l'autre vivre dans votre union, votre intimité, ah, c'est le paradis sur terre ! » Journal 150

Le 2 août 1901, Élisabeth entre au Carmel. Elle l’a tant désiré, c’est presque le paradis : « Le Carmel, ce n'est pas encore le Ciel, mais ce n'est déjà plus la terre », écrit-elle à ses tantes dès la fin du mois… Et elle se réjouit de voir sa maman se rapprocher de l’Eucharistie : « Je suis tellement contente que tu communies plus souvent. C'est là, ma petite maman, que tu trouveras la force. »

Au Carmel, son amour de l’Eucharistie s’approfondit et s’élargit : « La vie d'une carmélite c'est une communion à Dieu du matin au soir, et du soir au matin », une vie illuminée par le mystère eucharistique.

Ainsi commence sa 1ère lettre à l’abbé Chevignard : « Il me semble que rien ne dit plus l’amour qui est au cœur du Christ que l’Eucharistie … c’est Lui en nous, nous en Lui, n’est-ce pas le ciel sur la terre ? Le ciel dans la foi… » Lettre 165

Chaque dimanche, qu’elle ressente ferveur ou au contraire impuissance, Élisabeth passe presque toute la journée en adoration auprès du Saint Sacrement exposé à l’oratoire…

De plus en plus, sa vie devient une offrande unie à celle de Jésus : « Une carmélite, c’est une âme qui a regardé le crucifié, qui l’a vu s’offrant comme Victime à son Père… elle a voulu se donner comme Lui » Lettre 133
Ainsi s’unit-elle au Saint Sacrifice : « Mettez-moi dans le calice » écrit-elle plusieurs fois au chanoine Angles.
Et lorsque la maladie devient accablante, elle le prie de « la consacrer, à la Sainte Messe, comme une hostie de louange à la gloire de Dieu ». 2 mois avant sa mort, elle écrit à sa maman : « C'est le bon Dieu qui se plaît à immoler sa petite hostie, mais cette messe qu'Il dit avec moi, dont son Amour est le prêtre, peut durer longtemps encore. » Lettre 309

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