NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


A PROPOS DU MOIS DU SACRE CŒUR…  ET DE LA PENTECOTE 

Publié par Paroisse Bougival sur 5 Juin 2022, 16:34pm

Catégories : #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

A PROPOS DU MOIS DU SACRE CŒUR…  ET DE LA PENTECOTE 

Bien que la Sainte Écriture annonce que nous lèverons les yeux vers Celui que l’on a transpercé, l’histoire de l’Église a connu comme trois étapes dans sa contemplation du Seigneur.

En premier lieu, les yeux se sont levés vers sa FACE. Il suffit de penser aux icônes… Le visage est bien sûr très lié au mystère de la personne : il suffit de se référer à l’usage des photos dites d’identité et aux difficultés relationnelles rencontrées avec le port du masque ces derniers temps !

Puis il y a eu le NOM. C’est la principale façon de désigner quelqu’un. Dans l’Ancien Testament, nous voyons tout ce qui entoure le Nom de Dieu tellement il exprime tout son Être, d’où l’usage de pas même le prononcer. Avec l’Incarnation, Dieu se faisant proche de nous pour qu’on se rapproche de Lui, voulu que le Nom de « Jésus » puisse être prononcé comme étant Celui devant qui tout genoux fléchisse au Ciel et sur la terre… C’est vers le 12° siècle, que son Nom deviendra objet d’un véritable culte. (Cf St Bernardin de Sienne récemment fêté)

A l’époque dite « moderne », le symbole du CŒUR de Jésus récapitulera ce qui était évoqué par la Face et le Nom pour le centrer : en effet le Cœur évoque le plus profond de l’être, ce qu’il a de plus précieux, sa capacité d’aimer et le réceptacle de l’amour d’autrui.
En Jésus, ce cœur, lieu même du « Je », du « moi » de sa personne, ce « centre caché » de sa personnalité exprime l’union profonde de sa nature humaine et de sa nature divine.

C'est un amour à la fois humain et divin qui habite le Cœur de Jésus Christ écrivit Pie XII dans une encyclique sur le Sacré Cœur. Son Cœur, en tant que la plus noble part de sa nature humaine, est uni hypostatiquement à la personne du Verbe divin. C'est pourquoi on doit lui attribuer le même culte d'adoration dont l'Église honore la personne même du Fils de Dieu incarné.
Après que notre Sauveur fut monté au ciel, avec son corps, orné des splendeurs de la gloire éternelle, et qu'il se fut assis à la droite du Père, il n'a pas cessé d'entourer l'Église, son épouse, de cet amour très ardent dont brûle son Cœur. 
Il porte dans ses mains, ses pieds et son côté les signes manifestes de ses blessures, qui représentent sa triple victoire sur le démon, le péché et la mort. Il a de même dans son Cœur, comme dans un écrin très précieux, les immenses trésors de ses mérites, fruits de son triple triomphe, qu'il dispense largement au genre humain racheté …

Le don du Saint Esprit, envoyé aux apôtres, a été la première manifestation de sa généreuse charité, après sa triomphale ascension à la droite du Père. Dix jours après, l'Esprit Saint, envoyé par le Père, est descendu sur eux, qui étaient réunis au Cénacle, selon qu'il le leur avait promis à la dernière Cène : " Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre intercesseur pour qu'il soit avec vous toujours. " Le Saint Esprit, étant amour personnel mutuel, c'est à dire du Père à l'égard du Fils et du Fils à l'égard du Père, est envoyé par l'un et l'autre, sous forme de langues de feu, et il a infusé dans leurs âmes l'abondance de la charité divine et des autres dons célestes. Cette infusion de l'amour divin est également née du Cœur de notre Sauveur " dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science ". 
Cet amour est, en effet, un don du Cœur de Jésus et de son Esprit, lequel est l'Esprit du Père et du Fils ; c'est lui qui explique la naissance de l'Église et son admirable propagation dans toutes les nations qui étaient livrées au culte des idoles, à la haine fraternelle, à la corruption des mœurs et à la violence. 
Cet amour divin est le don très précieux du Cœur de Jésus et de son Esprit ; c'est lui qui a donné aux apôtres et aux martyrs ce courage qui leur a permis de lutter jusqu'à leur mort héroïque, afin de prêcher la vérité de l'Évangile et d'en témoigner par leur sang…
Rappelons-nous que lorsque Notre Seigneur apparût à Ste Marguerite Marie à Paray le Monial, une première fois Il présenta son Cœur sur un trône de flammes, plus brillant que le soleil et plus transparent que le cristal, entouré d'une couronne d'épines et une autre fois avec des flammes sortant de tous côtés, au point de ressembler à une fournaise.
Comme l’écrit un grand théologien, le Cardinal Journet : la grâce que l’Esprit Saint répand est le trop-plein de la grâce du Christ. L’Esprit Saint déborde du Christ pour « s’extravaser sur le monde ». 

« De sa plénitude tous avons tous reçu » dit St Jean.

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