NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


21 NOVEMBRE : La présentation de Notre Dame au Temple de Jérusalem

Publié par Paroisse Bougival sur 20 Novembre 2022, 19:29pm

Catégories : #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

21 NOVEMBRE : La présentation de Notre Dame au Temple de Jérusalem

Les années d’enfance de la très sainte Vierge Marie sont restées silencieuses, à l’image de son humilité. La Ste Écriture ne nous en parle pas. Cependant, les chrétiens ont désiré connaître sa vie avec plus de détails, ce qui est une aspiration légitime. Et comme les Évangiles passaient sous silence la vie de la Vierge Marie jusqu’à l’Annonciation, la piété populaire, en s’inspirant de plusieurs passages de l’Ancien et du Nouveau Testament, a rapidement élaboré quelques récits simples que l’on retrouve ensuite dans l’art, la poésie, et dans la spiritualité chrétienne.
L’un de ces épisodes, peut-être le plus représentatif, est la Présentation de la Vierge Marie. L’enfant est offert à Dieu par ses parents, Joachim et Anne, dans le Temple de Jérusalem, là même où une autre Anne, mère du prophète Samuel, avait offert son fils pour le service de Dieu, ce même temple où des années plus tard, Marie et Joseph se rendraient pour y apporter l’Enfant Jésus nouveau-né, pour le présenter au Seigneur.
En toute rigueur, nous n’avons que ce que la Tradition nous a transmis. Celle-ci nous apprend que les parents de Marie la présentèrent au temple dès l’âge de 3 ans pour la consacrer à Dieu. Cet épisode de la vie de Marie ne se trouve donc pas dans les 4 évangiles, mais dans un livre apocryphe, le « Protévangile de Jacques ». Apocryphe signifie qu’il n’appartient pas aux canons des livres inspirés par le Seigneur. Mais cela n’exclue pas que quelques-uns de ses récits contiennent des éléments de vérité. Ce récit fut répandu en Occident dès le haut Moyen Age, à la suite de la diffusion de la version latine amplifiée du Protévangile de Jacques, que l’on nomme l’Évangile du Pseudo-Matthieu, du Livre de la Nativité de Marie et de la Légende dorée de Jacques de Voragine. 
Une fois dépouillé des détails légendaires, l’Église a inclus cet épisode dans la liturgie. Tout d’abord, à Jérusalem, où l’on a consacré en 543 la basilique Ste Marie la Neuve en souvenir de sa Présentation ; au XIV siècle, la fête est passée à l’Occident, où sa commémoration liturgique a été fixée au 21 novembre.
Des saints et bienheureux confirment cet épisode de la vie de Notre Dame. Ainsi, la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich (1774-1824) décrit-elle la vision qu’elle en a eu. (Mis dans la feuille de semaine du 17/11/2019). La Bienheureuse Marie Rivier (1768-1838), quant à elle, fonda, sous les auspices de Notre Dame, le 21/11/1796, l’Institut des Sœurs de la Présentation de Marie. « Mes enfants, s’écrira-t-elle plus tard, confiez-vous toujours sans réserve à la Sainte-Vierge. Au début de notre Congrégation, c’est elle qui a tout fait… »

Prière de St Alphonse de Liguori

Ô Marie, enfant chérie de Dieu, que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les premières années de ma vie, comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! Mais, hélas, ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J’ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.

Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir que de rester toujours rebelle. Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service, et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie, le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre. Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse, et mon cœur, pour vous aimer à jamais.

Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ; je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple.

Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle. Ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort, afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie, je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus. Amen.

Dans la mosaïque du monastère de Daphni en Grèce, le grand prêtre se penche vers

Marie présentée par ses parents. Derrière eux, 7 jeunes filles portant des cierges allumés accompagnent la famille probablement pour évoquer le courage de Marie pour franchir seule à 3 ans les escaliers du Temple, bien que les marches ne soient pas représentées. Marie apparaît aussi à gauche levant les mains vers un ange qui lui tend son pain céleste quotidien. Évocation de la croyance selon laquelle elle fut nourrie par un ange qui chaque jour lui apportait un pain. La coupole, au-dessus de la chaire, symbolise le Temple.

A partir du 14ème siècle, les escaliers qui donnent accès au Temple sont un élément

clé de la représentation : certains peintres les ont à peine esquissés, d’autres n’ont représenté que quelques marches alors que certains ont mis un point d’honneur à faire figurer les quinze degrés, d’autres enfin semblent s’être amusés à les présenter de façon vertigineuse. L’accent mis sur cet élément architectural explique que cette scène de la Présentation soit parfois appelée Vierge à l’escalier.  

Ce que peint Taddeo Gaddi en 1330 : Marie monte seule les 15 degrés et se retourne vers nous, l’air triomphant, au milieu du parcours, ses parents la suivant des yeux pendant que le grand prêtre l’attend en haut des marches. On notera que l’escalier est présenté sur trois niveaux et qu’il accentue la prouesse que représente pour une jeune fille de trois ans le fait de le monter seule.

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