NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


 A propos de l’Évangile de ce Dimanche :

Publié par Paroisse Bougival sur 16 Novembre 2025, 17:04pm

Catégories : #VIE de L'EGLISE

 A propos de l’Évangile de ce Dimanche :

 « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

Explications de la réalisation de cette prophétie de Notre Seigneur par Scott Han dans « Comprendre les Écritures ». Ed Wilson & Lafleur

La fin du monde (de l’Ancienne Alliance ndlr) commença en l’an 67 lorsque l’empereur Néron nomma un bon à rien féroce, nommé Florus, gouverneur de Judée. Florus, inaugura son mandat en massacrant des centaines d’innocents à Jérusalem.

Néron

Très tôt, la révolte gronda dans toute la province. 

Florus croyait que la flagellation et les massacres étaient de bons moyens pour maintenir l’ordre. Certains pensais que Florus essayait délibérément de provoquer une révolte. C’est ce qui arriva bientôt avec toute l’horreur d’une guerre civile. Les fanatiques judéens tuèrent toute personne suspectée de collaborer avec les Romains. Les Romains ripostèrent en tuant tout suspect fanatique judéen. Les villes étaient jonchées de cadavres.
Au début, les judéens eurent l’avantage. Ils réussirent à battre les Romains dans d’importantes batailles. Alors, Rome dépêcha Vespasien, son meilleur général, pour mâter la révolte. Il

Titus

obtient de grand succès, mais Néron se suicida avant que le travail ne soit terminé. 
L’armée proclama Vespasien empereur, et ce dernier dut retourner à Rome en hâte. Il laissa le problème de la Judée à son fils Titus. 
Entre-temps, les chrétiens de Jérusalem se rappelèrent le conseil de Jésus : « Quand donc vous verrez installé dans le lieu saint l’Abominable dévastateur dont a parlé le prophète Daniel, alors, ceux qui sont en Judée, qu’ils fuient dans la montagne » (Mt XIV 15-16). La prophétie de Daniel avertit que « des forces venues de sa part, prendront position ; elles profaneront le Sanctuaire- citadelle, feront cesser le sacrifice perpétuel, et y placeront l’abomination dévastatrice » (Dn XI,31).
Les premiers historiens mentionnent aussi que les chefs de l’église de Jérusalem avaient été avertis par l’Esprit Saint de quitter la ville. Aussi, avant que ne commence la guerre, les chrétiens de Jérusalem se réfugièrent dans la petite ville de Pella située dans les montagnes au-delà du Jourdain. De là, ils pouvaient surveiller « la fin du monde ». 
Il est difficile d’imaginer les souffrances horribles endurées par le peuple de Jérusalem, assiégé par les Romains. Jérusalem était déjà surpeuplée. Mais les réfugiés fuyant les Romains avaient multiplié sa population normale. On mourait de faim, on s’entre-tuait pour un peu de nourriture et on s’adonnait même au cannibalisme. Des milliers mourraient chaque jour et il y en avait trop pour les enterrer. En voyant les montagnes de cadavres jetés dans les vallées, entourant la cité, Titus en fut horrifié et prit ses dieux à témoins qu’il n’était pas responsable de cette situation misérable. 
Jérusalem tomba en l’an 70. Plus d’un million de Judéens périrent dans les batailles ou de faim. La plupart des survivants furent vendus comme esclaves ou furent jetés aux lions dans les arènes. 
Ce fut le pire désastre qui s’abattit sur Jérusalem, une ville habituée au désastre. Toute la cité fut détruite, excepté quelques maisons éparses et le petit édifice où était situé « la chambre haute », le lieu où Jésus avait célébré la dernière scène. 
Toutefois, ce qui fit de Jérusalem la fin du monde (de l’ancienne alliance) fut la destruction du Temple, ce signe architectural de l’Ancienne Alliance et qui ne fut jamais reconstruit, comme l’avait prédit Jésus. Le monde de l’Ancienne Alliance s’en était allé.
Tout cela arriva, alors que plusieurs des premiers disciples de Jésus était encore vivants. Ils se sont certainement rappelé les paroles de Jésus : « en vérité, je vous le dis cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». (Mt XIV 34, 35)
En grec, le mot génération correspond à une période d’environ 40 ans. La destruction de Jérusalem et du temple se produisit presque exactement 40 ans après la prédication de Jésus.

Sac du temple de Jérusalem par les troupes de Titus. Par Nicolas Poussin

 

 

La Destruction du temple par Francesco Hayez 1867

 

Pour commémorer cette « victoire », son frère Domitien fit élever à Rome « l’Arc de Titus »,

Sous l’arche, des bas-reliefs montrent les soldats portant les objets pillés du Temple, chandelier à sept branches, table des pains de proposition et trompettes sacrées.

Ville de Pella.

« Tous les membres de l’Église de Jérusalem s’enfuirent dans une ville située au-delà du Jourdain, du nom de Pella ». Eusèbe de Césarée, Père de l’Église

 

Le triomphe de Titus et Vespasien – Le Louvre. Inspirée de la Vie des Césars de Suétone, la scène représente Titus et Vespasien, couronnés par la Victoire. Ils suivent la Judée captive, incarnée par une prisonnière menée par des chevaux et précédée par le chandelier à sept branches provenant du temple de Jérusalem.

 

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