NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


Pour fêter la Dédicace des basiliques romaines de saint Pierre et de saint Paul.

Publié par Paroisse Bougival sur 16 Novembre 2025, 17:00pm

Catégories : #VIE de L'EGLISE

Pour fêter la Dédicace des basiliques romaines de saint Pierre et de saint Paul.

Extrait de l’homélie de notre Pape Léon XIV à l’occasion de la Dédicace de la Basilique du Latran.
(Nous avons enlevé ce qui concernait le lien direct avec cette basilique pour retenir son enseignement qui peut nous servir pour fêter la dédicace de deux autres basiliques romaines, St Pierre et St Paul !) 
Nous commémorons cet événement encore aujourd’hui : pourquoi ? Certainement pour rappeler à la mémoire, avec joie et gratitude, un fait historique très important pour la vie de l’Église, mais pas seulement. En effet, cette Basilique, est « le signe de l’Église vivante, édifiée avec des pierres choisies et précieuses en Jésus-Christ, pierre angulaire » (cf. 1 P 2, 4-5) (Rite de la Bénédiction des huiles et de la Dédicace de l’église et de l’autel, Prémisses), et en tant que telle, elle nous rappelle que nous aussi, en tant que « pierres vivantes, nous formons sur cette terre un temple spirituel (cf. 1 P 2, 5) » (Vat. II, Lumen Gentium n°6). C’est pourquoi, comme le notait saint Paul VI, est apparu très tôt dans la communauté chrétienne l’usage d’appliquer le « nom de l’Église, qui signifie assemblée des fidèles, au temple qui les recueille » (Angélus, 9 novembre 1969). C’est la communauté ecclésiale, « l’Église, société des croyants, [qui] atteste (…) sa structure extérieure la plus solide et la plus évidente » (ibid.). C’est pourquoi, aidés par la Parole de Dieu, nous réfléchissons, en regardant ce bâtiment, sur notre être Église.
Tout d’abord, nous pourrions penser à ses fondations. Leur importance est évidente, voire inquiétante à certains égards. En effet, si ceux qui l’ont construite n’avaient pas creusé profondément jusqu’à trouver une base suffisamment solide pour y ériger tout le reste, l’ensemble de la construction se serait effondré depuis longtemps, ou risquerait de s’effondrer à tout moment, de sorte que nous aussi, en étant ici, courrions un grave danger. Heureusement, ceux qui nous ont précédés ont donné à notre cathédrale des fondations solides, en creusant profondément, avec difficulté, avant de commencer à ériger les murs qui nous accueillent, et cela nous fait nous sentir beaucoup plus tranquilles.
Mais cela nous aide aussi à réfléchir. En effet, nous aussi, ouvriers de l’Église vivante, avant de pouvoir ériger des structures imposantes, nous devons creuser en nous-mêmes et autour de nous pour éliminer tout matériau instable qui pourrait nous empêcher d’atteindre le roc nu du Christ
(cf. Mt 7, 24-27). Saint Paul en parle explicitement (…) lorsqu’il dit que « personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve : Jésus Christ » (3, 11). Cela signifie revenir constamment à Lui et à son Évangile, dociles à l’action de l’Esprit Saint. Sinon, le risque serait de surcharger d’une structure lourde, un édifice aux fondations fragiles.
C’est pourquoi, chers frères et sœurs, en travaillant de toutes nos forces au service du Royaume de Dieu, ne soyons ni pressés ni superficiels : creusons en profondeur, libérés des critères du monde qui, trop souvent, exige des résultats immédiats, car il ne connaît pas la sagesse de l’attente. L’histoire millénaire de l’Église nous enseigne que ce n’est qu’avec humilité et patience que l’on peut construire, avec l’aide de Dieu, une véritable communauté de foi, capable de répandre la charité, de favoriser la mission, d’annoncer, de célébrer et de servir le Magistère apostolique (…)
(cf. St Paul VI, Angélus, 9 novembre 1969).
(…) Jésus nous transforme et nous appelle à travailler dans le grand chantier de Dieu, en nous modelant savamment selon ses desseins de salut. Ces dernières années, l’image du « chantier » a souvent été utilisée pour décrire notre cheminement ecclésial. C’est une belle image, qui évoque l’activité, la créativité, l’engagement, mais aussi les difficultés, les problèmes à résoudre, parfois complexes. (…) Cela implique un parcours difficile, mais il ne faut pas se décourager. Il est bon, en revanche, de continuer à travailler avec confiance pour grandir ensemble.
Dans l’histoire du majestueux édifice où nous nous trouvons, il y a eu des moments critiques, des pauses, des corrections de projets en cours de réalisation. Pourtant, grâce à la ténacité de ceux qui nous ont précédés, nous pouvons nous rassembler dans ce lieu merveilleux. À Rome, au prix de beaucoup d’efforts, il y a un grand bien qui grandit. Ne laissons pas les difficultés nous empêcher de le reconnaître et de le célébrer, pour alimenter et renouveler notre élan. Après tout, la charité vécue façonne également notre visage d’Église, afin qu’elle apparaisse de plus en plus clairement à tous qu’elle est « mère », (…) ou même « maman », comme l’a dit Saint Jean-Paul II en s’adressant aux enfants lors de cette même fête
(cf. Discours pour la Dédicace de la Basilique Saint-Jean-de-Latran, 9 novembre 1986).

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