NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


CONTE DE NOËL….

Publié par Paroisse Bougival sur 21 Décembre 2025, 15:37pm

Catégories : #Enseignement

CONTE DE NOËL….

                   L’étoile des Mages….

Dans un pays lointain, il y a bien longtemps, des mages aperçurent dans le ciel, une étoile. Une étoile toute spéciale, celle qui devait annoncer la naissance d'un roi. Ils se mirent en route. 

Après des jours de marche sous le soleil brûlant et dans la nuit glacée, ils arrivèrent aux portes de Jérusalem. Ils se rendirent à la cour du roi Hérode et apprirent de la bouche des sages où devait naître celui que l'on appellerait le roi des juifs : à Bethléem. 
Ils se méfiaient d’Hérode. Il leur avait semblé à tous les trois voir de la jalousie dans ses mots quand ils leur avaient parlé de l’enfant. Ils se promirent de ne jamais révéler à Hérode l'endroit où ils le trouveraient.

Arrivés à Bethléem, les mages virent l'étoile s'arrêter au-dessus d'une maison. Ils entrèrent et trouvèrent un enfant couché dans une crèche, Marie et Joseph penchés sur le berceau de fortune, des bergers venus adorer l'enfant et des anges chantant dans le ciel.

L'étoile scintillait au-dessus de la maison. 

Cette histoire on la connaît bien. Mais après cela, que s'est-il passé ? …

Eh bien figurez-vous qu'au lendemain du premier Noël, tous ceux qui avaient participé à la fête, retournèrent d'où ils étaient venus : les mages dans leur pays ; les bergers auprès de leur troupeau ; et les anges dans le ciel. Quant à Joseph, Marie et Jésus, ils partirent pour l'Égypte, afin d'échapper à la colère d'Hérode. 

Mais un des personnages ne trouva pas où aller… C'était l’étoile.

Consultation Céleste.

Quand elle regagna le ciel, l'étoile s'adressa à l'ange Gabriel : « Dis-moi Gabriel où je vais aller maintenant que j'ai accompli ma mission ? » - « Euh, c'est-à-dire que … tu comprends, le Ciel est déjà bien rempli… » 

Gabriel réunit tous les anges pour l'aider à trouver une solution. « On pourrait en faire une étoile filante ! C'est une belle fin pour une étoile… » « On ne peut quand même pas la condamner à disparaître ainsi ! On va se souvenir d'elle à chaque fête de Noël. Il ne faut pas qu'elle s'éteigne ! »

Ne sachant que faire, Gabriel convoqua toutes les étoiles et les constellations pour voir s'il ne serait pas possible de trouver une place pour l'étoile de Bethléem. On décida que tour à tour chacune prendrait la parole pour se prononcer sur l'avenir de l’étoile.

« Les pléiades ! 

Pensez-vous qu’en vous serrant un peu vous pourriez faire de la place à notre amie, l'étoile de Bethléem ? » 

- « Notre nombre a été fixé depuis que le monde a été créé ! Les savants disent que nous sommes le joyau du ciel. Une nouvelle étoile briserait notre harmonie. »

« Et vous, la Grande Ourse ? 

- « On ne peut tout de même pas nous rajouter une pâte, une tête ou une queue ! De quoi on aurait l'air ?!? »

« Et toi, la constellation d'Orion, déjà si brillante, ne voudrais-tu pas accueillir une étoile de plus en ton sein ? » 

- « Cette étoile n'est pas assez noble pour faire partie d'une communauté aussi prestigieuse que la nôtre ? Pas question ! »

Après avoir fait le tour, personne ne daigna accueillir l'étoile de Bethléem. Il faut dire que toutes ces étoiles se prenaient pour des stars. A force d'être observées par tous les astronomes et astrophysiciens, cela avait fini par leur monter à la tête. Parmi tout ce monde brillant, il ne pouvait y avoir de place pour l'humble étoile de Bethléem. 

Que voulez-vous, quand on a annoncé que le Dieu tout-puissant, s'est fait, en Jésus, le tout-petit et le tout faible… on ne peut prétendre briller comme les autres. 

Gabriel réunit de nouveau ses anges. 

« Qu’allons-nous faire maintenant ? » … 
Il était un peu découragé.

Une idée lumineuse. 

Mais soudain, Gabriel eu une idée. Il empoigna l'étoile, et l'emmena dans son atelier de Création. Les anges entendirent taper, scier, limer… 

Gabriel sortit enfin de l'atelier, une corbeille pleine de petites étoiles dans les mains.

« Qu’as-tu fait de l'étoile de Bethléem ? » lui demanda un ange. 

- « Je l'ai partagée en une multitude de petits morceaux. »

« On avait déjà du mal à en caser une, alors des milliers… » (même parmi les anges, il y en a toujours qui râlent). 

Mais Gabriel leur expliqua que ce n'était pas pour le ciel qu'il avait fait toutes ses petites étoiles, c'était pour la terre.

Un ange en prit une poignée et dit : 

« Celles-ci, je les envoie dans les chambres des malades, pour y répandre une lueur douce et apaisante." 

Un autre dit : « celles-ci, je les glisse dans les esprits perdus et indécis pour qu'ils aient une lumière qui les guide ». « Celles-ci, je les place au milieu des conflits, des violences de toutes sortes pour que l'espoir les illumine encore ».

Ainsi, les anges semèrent partout les morceaux de l'étoile de Bethléem, partout où les humains avaient besoin de lumière ou de chaleur, pour les orienter, les réconforter ou leur donner de la joie.

Chaque parcelle d'étoiles vint se poser dans le cœur d'un homme, d'une femme ou d'un enfant.

Ainsi, l'étoile de Noël, qui n'avait pas trouvé de place dans le ciel, eut sa place partout sur la terre. 

« Alors on a tout distribué, Gabriel ? » 

- « Presque, il reste juste une parcelle pour le lecteur de ton récit… ».

Voici votre Dieu
(Un texte très profond d’un moine cistercien du XIème siècle)

Jésus enfant, qu’elle est heureuse, qu’elle est aimable ta naissance ! Elle redresse notre naissance à tous, elle restaure notre condition, fait disparaître notre tare, déchire la sentence qui condamnait notre nature humaine ! À tous ceux qui t’ont reçu, tu as donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Grâces soient rendues à ta gratuite et gracieuse naissance, ô fils de l’homme ! Par elle, nous avons accès à cette grâce en laquelle nous sommes établis, et nous mettons notre fierté dans l’espérance de la gloire des fils de Dieu ! Admirable échange, assurément ! Assumant notre chair, tu nous fais don de ta divinité !

Vraiment, Jésus, tu es un enfant accessible à la pitié, toi que seule la pitié a fait devenir enfant. Vraiment, dis-je, tu es un enfant accessible à la pitié, né pour nous et non pour toi-même. C’est notre avantage et non ton profit que tu as cherché en naissant de nous, puisque tu as bien voulu naître uniquement pour nous élever par ton abaissement et nous glorifier par ton humiliation. Vidé de toi-même, tu nous as remplis, car tu as transvasé en l’homme toute la plénitude de ta divinité.

On peut donc le dire, le nom de l’Homme-Dieu est une huile répandue ou encore un parfum versé. Dieu s’est répandu complètement en l’homme, puisque la foi de l’Apôtre déclare qu’il s’est vidé de lui-même.

Assurément, bien qu’il se soit ainsi vidé, il ne s’est en rien amoindri et n’a pas changé. Pour une nature qui ne peut changer, se vider n’a pu être autre chose que d’assumer notre propre nature qui est une « terre vide et déserte ». Anéantissement bien grand, certes, aux yeux de qui le contemple : la Splendeur de la gloire, Figure de la substance du Père, ne se montre plus que sous l’apparence d’un esclave « sans grâce ni beauté ». Comme si c’eût été trop peu de s’anéantir que de devenir simplement homme, il a éliminé complètement de lui toute gloire charnelle des hommes, il a taxé de folie la sagesse, affaibli la force, rapetissé la grandeur. Il s’est montré en sa naissance le plus petit, et en sa passion le dernier des hommes, si bien qu’on n’a fait de lui aucun cas.

Mais veux-tu voir Dieu vidé de lui-même ? Regarde-le, couché dans une crèche. « Voici notre Dieu ! », dit Isaïe qui, de si loin, vit et reconnut « la crèche de son Maître », ou mieux, Dieu dans la crèche. « Voici notre Dieu », dit-il. Où donc ? Là, répond-il, dans cette crèche. Mais c’est un tout petit enfant que j’y découvre ! Est-ce bien là, d’après toi, Celui qui dit : « Je remplis ciel et terre » ? Je le vois enveloppé de langes. Est-ce bien là, d’après toi, Celui qui est vêtu comme d’un manteau, de la gloire et de la splendeur d’une lumière infinie ? Je l’entends qui pleure. Est-ce bien Celui qui tonne dans les cieux, tandis qu’au tonnerre de sa voix, les puissances angéliques replient leurs ailes ? C’est exact répond un autre prophète à la place d’Isaïe, c’est tout à fait exact, « Voici notre Dieu ! » Mais il s’est anéanti, vidé pour te remplir, et il a voulu, en quelque sorte, se défaire pour te refaire.

Tout le chœur des prophètes est donc d’accord pour crier dans un seul Esprit la même affirmation, bien qu’avec quelques divergences d’expression : « Voici notre Dieu, nul autre ne compte auprès de Lui ! »

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