Ce temps liturgique a dans ses dimensions, celle d’accompagner les catéchumènes dans leur ultime cheminement vers le baptême.
L'appel décisif de 340 adultes aura lieu dimanche 22 février à la cathédrale St Louis de Versailles
QU’EST-CE QUE L’APPEL DECISIF ?
Cette célébration solennelle est présidée par l’évêque, premier responsable de l’initiation chrétienne des adultes : La présence de l’évêque signifie que c’est non seulement leur communauté paroissiale qui accueille les catéchumènes mais aussi l’Église dans son universalité.
Il est le « rite dans lequel les catéchumènes, dont la foi a été reconnue suffisamment mûre, sont admis à participer aux sacrements de l’initiation chrétienne au cours des prochaines fêtes pascales. » Cette étape suppose de la part des catéchumènes « la conversion à Jésus Christ de toute leur vie, une foi éclairée, une expérience de la vie de l’Église et la volonté de recevoir en connaissance de cause les sacrements. »
Les rites de la célébration
* L’appel nominal des catéchumènes
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Après la liturgie de la Parole, l’évêque appelle les catéchumènes à entreprendre intensément ce temps de carême qui les conduira à être baptisés au cours de la veillée pascale. Chacun d’eux est appelé par son nom, exprimant ainsi le choix opéré par Dieu pour chacun d’entre eux. Chaque catéchumène est accompagné par son parrain ou sa marraine et par ceux qui l’ont suivi durant toute sa démarche et qui représentent toute la communauté chrétienne qui les a accueillis. L’évêque interroge les accompagnateurs, les parrains et les marraines ; Il leur demande de témoigner de la foi des catéchumènes.
* L’interrogation des candidats, et l’inscription des noms
Ce rite vient après la liturgie de la Parole. Après l’homélie et l’appel nominal, l’évêque interroge directement les candidats, leur demandant s’ils désirent être initiés par les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie. Puis, ils inscrivent ensuite leur nom au registre des futurs baptisés en signe de fidélité à l’appel qu’ils ont reçu. Ce registre est confié aux Carmélites de Saint Germain qui ont pour mission de prier chaque jour pour tous ces « appelés » !
* L’admission des candidats
Après l’inscription des noms, l’évêque prononce l’admission des candidats : « N. et N., vous êtes appelés. Vous serez initiés par les sacrements de la foi pendant la prochaine veillée pascale. » Il leur impose les mains pour que l’Esprit Saint les fortifie dans leur marche de nouveaux disciples.
Le sens de cet appel
• De la part de l’Église, cette étape signifie « la sollicitude attentive qu’elle a pour les catéchumènes ». Elle porte le nom d'« appel décisif » ou encore d'« élection », parce que l’appel, réalisé par l’Église, exprime, l'« élection et le choix opérés par Dieu. » Ceux que Dieu choisit d’appeler aux sacrements, l’Église, elle-même, les désigne.
• L’évêque « prend acte de l’état de préparation des catéchumènes. » C’est lui qui admet les catéchumènes à l’appel décisif. Le rôle de l’évêque consiste à agir « au nom du Christ et de l’Église » et à « authentifier le caractère sacré et ecclésial de l’appel. » Il signifie que le choix vient de Dieu, actualisant ainsi la parole de l’apôtre Paul dans la lettre aux Thessaloniciens (1Th 1, 4) et celle du Christ : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. » (Jn 15, 16).
• Les parrains et ceux qui ont assuré l’accompagnement et la catéchèse témoignent en faveur des catéchumènes. En particulier, les parrains exercent pour la première fois leur rôle liturgique. Ils accompagnent les catéchumènes, leur rendent témoignage devant l’assemblée.
• De la part des catéchumènes, cette étape manifeste « leur volonté de recevoir les sacrements. » Ils ont à répondre « nominativement » à l’appel de l’Église, qui leur demande de franchir une nouvelle étape.
| A propos de la couleur liturgique du Carême : Le violet, depuis l’époque des cathédrales, c’est la couleur de la chaire tuméfiée de Notre Seigneur cloué sur la croix. Un gamin qui s’est fait un mauvais coup s’exclame : « je me suis fait un bleu ! ». Et qu’est-ce qu’un bleu ? Une hémorragie bénigne sous-cutanée qui violace la peau. Et Notre Seigneur a été abreuvé de coups. Sa chaire était totalement violacée. |
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