NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


Saint Matthieu

Publié par Paroisse Bougival sur 30 Novembre 2025, 18:35pm

Catégories : #Enseignement, #VIE de L'EGLISE

Saint Matthieu

Pour cette année liturgique (année dite A), c’est à travers l’Évangile selon saint Matthieu que nous approfondirons notre connaissance et donc amour de notre Seigneur

Qui est-il ?

Le nom de Matthieu vient de l'hébreux Matt'yah qui signifie don du Seigneur. Fils d'Alphée, originaire de Capharnaüm, il porta d'abord le nom de Lévi. Avant d’être appelé par Notre Seigneur Il tint le bureau de péage, c'est-à-dire le bureau où l'on percevait le portorium, à la fois douane, octroi et péage entre les états du roi Hérode Antipas et de son frère, le tétrarque Philippe. « Et, passant plus loin, Jésus vit, assis au bureau du péage, un homme appelé Matthieu. Et il lui dit : Suis-moi. Et, se levant, il le suivit. » (Mt IX,9)

Son Évangile

Les Pères de l’Église s’accordent à dire que cet évangile a paru avant tous les autres, que st Matthieu l’a écrit en hébreu pour l’usage des chrétiens de Judée, avant de quitter ce pays pour aller prêcher la foi parmi les Gentils, entre l’an 45 et l’an 48, un peu avant que st Paul écrivît ses 1ères Épîtres. 
Quant à la version grecque, il est certain que, si l’auteur ne l’a pas faite lui-même, elle date du moins du temps des apôtres et a dû être approuvée par eux ; car dès le 1er siècle, et avant la mort de st Jean, elle était citée et reçue par toute l’Église avec l’autorité des textes inspirés ; et s’il en avait été autrement, on aurait peine à s’expliquer la disparition du texte hébreu.

Cet évangile a été appelé l’évangile du royaume des cieux

L’évangile de st Matthieu n’est pas proprement une histoire, une biographie. On y trouve bien une esquisse

de la vie du Sauveur et un sommaire de sa prédication. Mais les faits n’y tiennent pas une grande place ; ils sont peu circonstanciés et souvent groupés, comme les discours, suivant leurs analogies. L’ordre chronologique fait défaut, aussi bien que les dates. 
Le dessein de l’auteur est donc, avant tout, dogmatique et moral. Ce qu’il se propose, c’est de montrer à ses lecteurs, ce qu’il a prêché jusque là de vive voix, que Jésus est le Messie promis au peuple Juif, qu’il faut croire à sa parole, accepter ses maximes, entrer dans son Eglise, et se conformer à ses lois. Aussi s’attache-t-il à signaler dans sa personne toutes les prérogatives que les prophètes ont attribuées au Messie, celles de roi, de législateur, de thaumaturge, de prophète, de souverain prêtre. A tous ces points de vue, il a soin de faire remarquer l’accord des prophéties avec les faits qu’il décrit.

Cet évangile a été appelé l’évangile du royaume des cieux, parce qu’on y voit annoncée et souvent désignée sous ce nom l’œuvre que le Fils de Dieu venait accomplir en ce monde ; mais l’auteur a soin de faire sentir que sa royauté est spirituelle, qu’elle a pour fin le salut des âmes.

Ses 28 chapitres se divisent en trois parties : les premières années du Sauveur, sa prédication, ses derniers jours. Les premières années du Sauveur remplissent 3 chapitres, dans lesquels il est surtout représenté comme roi (Mt I-III). Ses derniers jours, depuis le commencement de sa Passion jusqu’à son retour au ciel, en occupent 3 également (Mt XXVI-XXVIII): Notre-Seigneur y paraît comme prêtre et victime. La partie intermédiaire, est de beaucoup plus considérable, (Mt IV-XXV)
Si l’on en fait 2 sections, on aura d’abord sa prédication dans la Galilée
(Mt IV-XVIII), puis son ministère, si laborieux et si combattu dans la Judée (Mt XIX-XXV). La 1ère fait voir en lui le législateur (Mt IV-VII) et le thaumaturge (Mt VIII-XVIII). Dans la seconde, (Mt XIX-XXV) il agit en prophète : il enseigne, il reprend, il prédit. Mais ces points de vue s’entremêlent, et il paraît plusieurs fois sous le même aspect.

Où a-t-il évangélisé et remit son âme à Dieu ?

La tradition hagiographique dit qu'il passa un temps en Egypte avant d'aller dans la capitale d'Ethiopie, Naddaver, où il fut accueilli par cet eunuque, haut fonctionnaire de la Candace, que le diacre Philippe avait baptisé. 

Le corps de st Matthieu fut d’abord conservé avec beaucoup de vénération dans la ville de Naddaver où il avait enduré le martyre. En 956, il fut transféré à Salerne, (Royaume de Naples). En raison de péril de guerre et de crainte que quelqu’un s’emparât des reliques, on cacha le corps de st Matthieu dans un endroit secret connu de quelques personnes. Près de 120 ans plus tard, sous le pontificat de saint Grégoire VII, on découvrit le caveau secret ce dont le Pape félicita Alfane, archevêque de Salerne. De Salerne, le chef de st Matthieu fut transporté en France et déposé dans la cathédrale de, Beauvais ; une partie de ce chef fut donnée au monastère de la Visitation Sainte-Marie de Chartres. La relique de Beauvais disparut pendant la révolution française (1793).

 

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