NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

PAROISSE de BOUGIVAL


QUI EST ST IGNACE D'ANTIOCHE QUE NOUS PRIONS DANS LA PRIERE EUCHARISTIQUE ?

Publié par Paroisse Bougival sur 11 Octobre 2026, 21:16pm

Catégories : #VIE de L'EGLISE, #Enseignement

QUI EST ST IGNACE D'ANTIOCHE QUE NOUS PRIONS DANS LA PRIERE EUCHARISTIQUE ?

Patriarche d'Antioche, Évêque et Martyr, Docteur de l'Église († v. 115)
Certains auteurs assurent qu'Ignace fut le petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur enseigner l’humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux ».
Ce qui est sûr, c'est qu'il était un familier des 1ers disciples du Sauveur, disciple lui-même de Saint Jean, l'apôtre bien-aimé. Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. 
Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :
« C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux ?
- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
- Qu'entends-tu par ce mot Théophore ? 
- Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur.
- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ?
- Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
- Tes honneurs ne sont rien pour un Prêtre du Christ. »

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. « Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le Martyr, d'être mis dans les fers pour l'Amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux. L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration :
« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. »
Dévoré par un lion, il répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. 

Benoît XVI (14/03/2007) :

Ignace, le 1er dans la littérature chrétienne, attribue à l'Église l'adjectif de "catholique", c'est-à-dire "universelle" :  "Là où est Jésus Christ", affirme-t-il, "là est l'Église catholique" (Smyrn. 8, 2). Et c'est précisément dans le service d'unité à l'Église catholique que la communauté chrétienne de Rome exerce une sorte de primat dans l’amour :  "A Rome, celle-ci préside, digne de Dieu, vénérable, digne d'être appelée bienheureuse... Elle préside à la charité, qui reçoit du Christ la loi et porte le nom du Père" (Romains, prologue).

Ignace est véritablement le "docteur de l'unité" :  unité de Dieu et unité du Christ (au mépris des diverses hérésies qui commençaient à circuler et divisaient l'homme et Dieu dans le Christ), unité de l'Église, unité des fidèles "dans la foi et dans la charité, par rapport auxquelles il n'y a rien de plus excellent" (Smyrn. 6, 1).

En implorant du Seigneur cette "grâce de l'unité", et dans la conviction de présider à la charité de toute l'Église, je vous adresse le même souhait que celui qui conclut la lettre d'Ignace aux chrétiens de Tralles :  "Aimez-vous l'un l'autre avec un cœur non divisé. Mon esprit s'offre en sacrifice pour vous, non seulement à présent, mais également lorsqu'il aura rejoint Dieu... Dans le Christ, puissiez-vous être trouvés sans tache" (13). Prions afin que le Seigneur nous aide à atteindre cette unité et à être enfin trouvés sans tache, car c'est l'amour qui purifie les âmes.

Le Pr. John Bergsma, ancien pasteur protestant, converti au catholicisme, docteur en Écriture Sainte de l’Université Notre-Dame (Indiana), professeur de théologie à la Franciscan University de Steubenville (Ohio)témoigne :

Saint Ignace, évêque d’Antioche, écrivit les lignes suivantes alors qu’il était conduit à Rome pour y subir le martyre, une dizaine d’années seulement après la mort de l’apôtre Jean :

« Prenez bien garde à ceux qui professent des opinions hérétiques au sujet de la grâce de Jésus-Christ… Ils s’abstiennent de l’Eucharistie et de la prière parce qu’ils refusent de reconnaître que l’Eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, cette chair qui a souffert pour nos péchés et que le Père, dans sa bonté, a ressuscitée. » (Lettre aux Smyrniotes, 6)

J’avais 30 ans lorsque j’ai lu ce passage pour la première fois. Il a été l’un des éléments qui m’ont conduit à entrer dans l’Église catholique. Je possédais déjà deux diplômes universitaires de théologie et j’avais exercé le ministère pastoral pendant quatre ans. Pourtant, je n’avais jamais lu les Pères de l’Église.

Lorsque j’ai découvert les écrits d’Ignace d’Antioche, j’ai compris que les premiers chrétiens croyaient réellement à la Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.

Ce n’est que bien plus tard que des protestants, comme moi auparavant, ont abandonné cet enseignement fondamental.

J’ai également compris que cette foi correspondait au sens littéral du Nouveau Testament. Comment pouvais-je, moi qui prétendais croire en l’autorité de la Bible, rejeter à la fois l’enseignement explicite du Nouveau Testament et la foi des premiers chrétiens ?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article