NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


L'utilisation liturgique des cierges...

Publié par Paroisse Bougival sur 1 Février 2026, 18:25pm

Catégories : #VIE de L'EGLISE

L'utilisation liturgique des cierges...

[A partir d’un article du Père Jacques Olivier dans la revue Baptistère]

- « Maman, pouvons-nous nous arrêter un instant pour mettre un cierge à la Sainte Vierge ? » demande Catherine en se dirigeant d’un pas décidé vers l’autel latéral.
- « Oui, bien sûr, car ainsi Notre Dame nous aidera et nous protègera. »
- « Sais-tu que c’est un grand honneur pour quelqu’un d’être accompagné de cierges ? 
Dans l’empire romain, les cierges et l’encens étaient le privilège de l’empereur et des hauts dignitaires, qui se déplaçaient accompagnés de quatre cierges… 
Dès la fin des persécutions, le pape fut lui aussi accompagné de cierges, au nombre parfait de sept, symbolisant ainsi l’autorité parfaite du Christ sur l’Eglise 1.  Pour marquer l’identité entre le Souverain Pontife et le Christ, les cierges étaient ensuite déposés autour de l’autel, lui-même figure du Christ… »

- « Mais maintenant il n’y en a plus que six sur l’autel ? » 

- « Oui, mais à la messe pontificale de l’évêque se voient toujours les sept d’origine, car c’est lui le chef de l’église du diocèse. Le nombre en a été réduit pour les autres messes : six pour les messes solennelles, quatre ou six pour les fêtes, et seulement deux pour les messes ‘ordinaires’.  2 Désormais les cierges sont sur l’autel, et ils entourent la Croix posée sur l’autel, rendant ainsi les plus grands honneurs au Christ crucifié, « au roi immortel et invisible des siècles, le seul Dieu à qui soient honneur et gloire éternellement » 3 : aujourd’hui, sur l’autel, les honneurs que l’on rendait aux empereurs sont rendus au Christ roi ! »

- « Pourquoi les cierges ont-ils une telle signification d’honneur rendu à autrui ? 

– « Voilà une question difficile, car il faut distinguer deux symbolismes : celui de la cire et celui de la lumière… »

« Parmi tous les éléments matériels, le feu et la lumière sont considérés comme les plus nobles, les plus éthérés, les plus purs. Dans le rayonnement de la lumière et de la chaleur s’épanouit la vie, alors que le froid et les ténèbres enveloppent la mort. Aussi, le feu fut-il souvent choisi comme divinité, ou brûlait-il en culte, que ce soit devant Vesta à Rome ou devant la Tente de la Présence à Jérusalem.
« Dieu est Lumière, il n’y a point de ténèbres en Lui » 4 ; depuis son Incarnation, il est « la lumière du Monde » 5. Le feu est aussi le signe du Saint Esprit qui illumine les intelligences et enflamme les cœurs pour éclairer et incendier le monde du feu que le Christ a apporté sur terre… »
« Purification et illumination de l’âme, ardeur de l’Espérance et embrassement de la Charité, voici ce que symbolisent les flammes des cierges, selon les paroles de la bénédiction du feu nouveau dans la nuit de Pâques 6.  Ce feu nouveau, qui illumine le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, dont la lumière dissipe les ténèbres de la mort et du péché… »
« Mais je voudrais revenir au symbolisme du cierge. Il est composé de cire d’abeille – la cire représentant le corps pur et sacré du Christ, reçu de Marie, la vierge-mère, symbolisée par les abeilles – et d’une mèche symbolisant l’âme humaine du Christ.
Comme je te l’ai déjà dit, la flamme montre la divinité… 
Nos cierges, et particulièrement ceux qui sont bénis à Pâque ou à la chandeleur, repoussent les ténèbres du démon, pour nous donner la lumière de la grâce. Ils sont des sacramentaux puissants 7 , c’est-à-dire des aides pour notre salut, si nous voulons les employer avec foi. C’est ce que nous demandons dans les oraisons de bénédiction de la chandeleur. 8
- « Alors nous allons mettre un cierge à la sainte Vierge ? »

-    « Oui, car sa flamme sera une prière prolongeant celle de notre âme, et ravivant la foi du cierge de notre baptême ».
 

1  Cf. Ap I, 12-13 : « Je vis sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme »
Sur l'autel, ou auprès de lui, sont posés pour toute célébration au moins deux chandeliers avec des cierges allumés, ou même quatre ou six, surtout s'il s'agit de la Messe dominicale ou d'une fête de précepte, ou encore sept si c'est l'Évêque diocésain qui célèbre. Introduction Générale au Missel Romain 117.
3  1 Tm I, 17 
1 Jn I, 5
Jn VIII, 12
6  « Accorde-nous… d’être enflammés d’un si grand désir du ciel que nous puissions parvenir, avec un cœur pur, aux fêtes de l’éternelle lumière »

 7 « Les sacramentaux sont des signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiés et obtenus par la prière de l’Église… Ils ne confèrent pas la grâce de l’Esprit Saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l’Église ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer » Catéchisme de l’Église Catholique n° 1667-1670. [ex : l’eau bénite, la bénédiction d’un chapelet, d’une icône etc.]
Seigneur Dieu…. Donne à ceux qui portent ces cierges, et qui en sont illuminés dans ce temple, de parvenir à la splendeur de ta gloire.
… Que ta bénédiction sanctifie ces cierges…. Qu’en avançant au droit chemin, nous parvenions à la lumière qui ne s’éteint pas.

 

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