NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

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PAROISSE de BOUGIVAL


QUAND SAINT MICHEL VIENT AU SECOURS DE LA FRANCE

Publié par Paroisse Bougival sur 27 Septembre 2026, 15:52pm

Catégories : #VIE de L'EGLISE, #Enseignement

La Bataille de Tolbiac- Joseph Blanc (1846-1904)

La Bataille de Tolbiac- Joseph Blanc (1846-1904)

Extrait d’un article publié sur le site Aleteia le 20/09/17

Depuis le Ve siècle et jusqu’à nos jours, le grand archange a toujours été invoqué pour accorder sa protection à la fille aînée de l’Église.

Tolbiac, 496. Les Francs viennent de remporter une victoire sur les Alamans qu’ils attribuent à l'intervention de saint Michel. Clovis, converti, demande le baptême et place la France sous la protection spéciale de l’Archange, ce que le pape Anastase entérine lorsqu’il proclame : "Daigne le Seigneur, accorder à vous et à votre royaume sa divine protection ; qu'il ordonne à saint Michel, qui est votre prince et est établi pour les enfants de votre peuple, de vous garder dans toutes vos voies, et de vous donner la victoire sur tous vos ennemis".

Mont Tombe, 709. Saint Michel apparaît en songe à Aubert, évêque d'Avranches et lui formule à plusieurs reprises cette demande : « Je veux être honoré ici comme au Mont Gargano. Édifie pour moi un temple sur le Mont Tombe ». Incrédule au départ, l’évêque finit par inaugurer sur cet amas rocheux la construction de la grande abbaye, plus connue sous le nom de « Mont Saint-Michel » !

Domrémy, 1425. Sainte Catherine, sainte Marguerite et saint Michel apparaissent à la petite Jeanne. Ce dernier lui révèle son identité et sa mission : « Je suis Michel, le protecteur de la France ». Ses voix envoient Jeanne bouter les Anglais hors de France et faire sacrer Charles VII dans la cathédrale de Reims. Sur son étendard on retrouve la figure de saint Michel et les inscriptions « Jésus, Marie ».

Royaume de France, 1652. Dans la tourmente de la Fronde, la régente Anne d’Autriche érige un autel à saint Michel et y fait célébrer la messe tous les premiers mardis du mois pour obtenir la paix de l’Église et de l’État : « Glorieux saint Michel, je me soumets à vous avec toute ma cour, mon État et ma famille, afin de vivre sous votre sainte protection ».

République française, 1912. « Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallées de Domrémy ; des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre Histoire. Aussi la France reconnaissante aujourd’hui, comme autrefois, vous honore sur la Montagne sainte que vous avez choisie, que l’Étranger ne foulât jamais en vainqueur, où la Foi vous éleva votre temple le plus merveilleux et le plus célèbre. » C’est avec ces mots que tous les évêques de France réunis au Mont Saint-Michel, le 29 septembre 1912, ont consacré solennellement la France à saint Michel. En voici ci-dessous le texte complet…

Ô glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour.

    Commis par l’Éternel à la garde du droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant le Dieu-fait-Homme et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.

   Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force.
Sur le berceau de l’Église, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde.

   Baptisée la première des nations, dans le Sang du Christ, la France vous aima la première. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire d’elle, à votre image et à votre exemple, le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallons de Domrémy ; des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Naguère encore dans l’éclat de la piété de votre XIIème centenaire, sur ce coin immaculé de terre française où la foi vous éleva votre temple, le plus merveilleux et le plus célèbre, qui donc n’a reconnu votre si douce intervention ?

   Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, prenez sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres.

   Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale, et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges.

   Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais de grâce, défendez-nous dans le combat !

   Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toutes parts : Archange de lumière, dissipez nos ténèbres ! Les volontés fléchissent et les courages chancellent : Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants !

   Les cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu !

   Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts, et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

   Ô saint Michel, gardez l’Église et son chef admirable ; sauvez notre patrie bien-aimée, protégez son clergé et ses fidèles, convertissez ses fils égarés.

   Que le Cœur Sacré de Jésus, que Marie Immaculée vous envoie vers nous, avec la bienheureuse Jeanne d’Arc ; et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde à jamais, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes.

Ainsi soit-il !

 

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