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Extrait d’une lettre du Pape St Clément (3ème successeur de St Pierre) « Celui qui a ressuscité le Christ Jésus donnera aussi la vie à vos corps mortels... » Remarquons, mes bien-aimés, comment le Seigneur ne cesse de nous montrer la ![]() résurrection future dont il nous a fourni les prémices en ressuscitant d'entre les morts le Seigneur Jésus Christ. Observons, mes bien-aimés, la résurrection qui s'accomplit périodiquement. Le jour et la nuit nous font voir une résurrection. La nuit se couche, le jour se lève, le jour s'en va, la nuit survient. Prenons les fruits : comment se font les semailles, et de quelle manière ? Le semeur sort, jette dans la terre chacune des semences. Celles-ci, tombant, sèches et nues, sur la terre, se désagrègent. Puis, à partir de cette désagrégation même, la magnifique providence du Maître les fait ressusciter et un seul grain en fait pousser une quantité, qui portent du fruit. ~ Dans cette espérance de la résurrection, que nos âmes s'attachent donc à celui qui est fidèle à ses promesses et juste dans ses jugements. Lui, qui a prescrit de ne pas mentir, à plus forte raison ne ment pas lui-même. Rien n'est impossible à Dieu, sauf de mentir. Ravivons donc notre foi en lui et considérons que tout est à sa portée. D'un mot de sa puissance, il a formé l'univers, et d'un mot il peut l'anéantir. Qui lui demandera : Qu'as-tu fait ? et qui résistera à la force de sa puissance ? Il fera toutes choses quand il voudra et comme il voudra, et rien ne disparaîtra jamais de ce qu'il a décidé. Tout est présent devant lui et rien n'échappe à son vouloir, puisque les cieux racontent la gloire de Dieu, et l'œuvre de ses mains, le firmament l'annonce ; le jour au jour en publie le récit, la nuit à la nuit en transmet la connaissance. Ce ne sont point parole ou langage dont on n'entende pas la voix. Puisque Dieu voit tout et entend tout, craignons-le, abandonnons les désirs impurs d'actions mauvaises, afin d'être protégés des jugements futurs par sa miséricorde. En effet, où fuir sa main puissante ? Quel univers accueillera ses transfuges ? Car l'Écriture dit quelque part : Où aller pour me dissimuler à ton visage ? Si je monte au ciel, tu es là ; si je m'en vais aux extrémités de la terre, ta main est là ; si je me couche dans les abîmes, là est ton esprit. Où donc partir, où s'enfuir pour échapper à celui qui contient toutes choses ? Approchons-nous donc de lui avec une âme religieuse ; élevons vers lui des mains saintes et pures, aimons notre Père indulgent et miséricordieux qui a fait de nous son domaine d'élection. |
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A propos des statues et images des saints… EST-CE DE L’IDOLATRIE ??? Voici ce qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique (n° 2129-2131): L’injonction divine comportait l’interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l’homme. Le Deutéronome explique : " Puisque vous n’avez vu aucune forme, le jour où le Seigneur, à l’Horeb, vous a parlé du milieu du feu, n’allez pas vous pervertir et vous faire une image sculptée représentant quoi que ce soit ... " (Dt 4, 15-16). C’est le Dieu absolument Transcendant qui s’est révélé à Israël. " Il est toutes choses ", mais en même temps, " Il est au-dessus de toutes ses œuvres " (Si 43, 27-28). Il est " la source même de toute beauté créée " (Sg 13, 3). Cependant dès l’Ancien Testament, Dieu a ordonné ou permis l’institution d’images qui conduiraient symboliquement au salut par le Verbe incarné : ainsi le serpent d’airain (cf. Nb 21, 4-9 ; Sg 16, 5-14 ; Jn 3, 14-15), l’arche d’Alliance et les chérubins (cf. Ex 25, 10-22 ; 1 R 6, 23-28 ; 7, 23-26). C’est en se fondant sur le mystère du Verbe incarné que le septième Concile œcuménique, à Nicée (en 787), a justifié, contre les iconoclastes, le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints. En s’incarnant, le Fils de Dieu a inauguré une nouvelle " économie " des images. Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, " l’honneur rendu à une image remonte au modèle original " (S. Basile, Spir. 18, 45 : PG 32, 149C), et " quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte " (Cc. Nicée II : DS 601 ; cf. Cc. Trente : DS 1821-1825 ; Cc. Vatican II : SC 126 ; LG 67). L’honneur rendu aux saintes images est une " vénération respectueuse ", non une adoration qui ne convient qu’à Dieu seul : Le culte de la religion ne s’adresse pas aux images en elles-mêmes comme des réalités, mais les regarde sous leur aspect propre d’images qui nous conduisent à Dieu incarné. Or le mouvement qui s’adresse à l’image en tant que telle ne s’arrête pas à elle, mais tend à la réalité dont elle est l’image (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 81, 3, ad 3). |
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